Vendredi 28 décembre 2007
Créée en 1978 après une tentative de fichage de tous les Français de Michel Poniatowski alors ministre de l'intérieur, la Commission National Informatique et Liberté va fêter ses 30 ans. nous vivons dans une ère où l'informatique est partout : d'internet au téléphone portable en passant par la télévision ou l'entreprise. On pourrait donc supposer que cet organisme est puissant, riche et pléthorique. Il n'en est rien comme à peu près tous les organismes contrôlant les entreprises dans notre pays. 95 personnes en tout et pour tout et 9 millions d'euros de budget (à peu près le même budget qu'en Roumanie !). Tellement riche qu'en décembre 2006, la CNIL était tout bonnement en cessation de paiement.
Chaque créateur de fichiers informatique nominatif a le devoir de le déclarer à la CNIL pour vérifier qu'il ne contient pas des données interdites. J'ai fréquenté plusieurs entreprises et je n'ai jamais eu vent d'une telle déclaration des fichiers alors que je suis idéalement pour cela. Je ne connais même personne qui l'ait vu. Le fichage se propage donc en toute impunité dans notre pays.
Quand à la vidéo-surveillance,  le gouvernement Balladur lui en a ôter le contrôle en 1995. Idem pour les fichiers sécuritaires en 2004. Le rapporteur de la loi n'étant que le président de la CNIL lui-même !!!! C'est bien la première fois qu'un politique rogne volontairement ses pouvoirs.
On peut donc aisément en conclure que la CNIL est un machin mis là pour faire diversion. On lui donne des moyens misérables afin que sa mission soit mal remplie, mais continue de servir d'alibi. Pendant ce temps, Big Brother continue de s'emparer de notre vie privée à tous niveaux.
Mais puisqu'on vous dit que c'est pour votre sécurité !

Dominik

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par Dominik Vallet publié dans : Humeurs communauté : Libre pensée politique
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Vendredi 28 décembre 2007
Voici la deuxième partie de mon récit...


2


De retour chez ellen, Odyssée ne trouva même pas la force de se disputer avec son cadet. Elle chercha sa cape de toutes ses forces, retourna méticuleusement toutes les malles pour être absolument certaine de ne pas y avoir laissé le petit vêtement, mais le résultat fut négatif. Désespérément négatif. Et puis, elle repensait à ce que lui avait dit la vieille. Elle ne savait même pas comment elle s'appelait. Ce soir là, Alvin prétendit avoir empêché sa soeur de suivre une inconnue à l'air louche. Il en obtint les félicitations parentales, tandis que la fillette eut droit à un sermon carabiné. Elle fut envoyée au lit prématurément avec l'interdiction d'allumer la lumière.

Odyssée prit un air penaud, mais son humeur pensive s'accomodait fort bien de cette punition. Son esprit vagabonda longuement avec les créatures magiques qu'elle devinait jolies, pleines d'ailes diaphanes et de paillettes multicolores. Aéria lui apparut rose fuschia, tout comme sa barbie princesse, mais plus petite et dotée d'une paire d'ailes. Quand elle trouva enfin le sommeil, elle s'imaginait en feu-follet illuminant la nuit sans lune.

La journée d'école fut longue. La pendule semblait engluée et les aiguilles flânaient lentement dans une ronde immobile. La sonnerie finale fut une délivrance après les multiples remontrances de son institutrice lui demandant de suivre au lieu de bailler aux corneilles.

Elle emballa son cartable en vitesse et fila chercher son frère. Elle fit le trajet jusqu'à la maison en quatrième vitesse, déclenchant moults ronchonnements d'Alvin qui ne voyait pas la raison d'un tel empressement. Parvenue à bon port, elle déclara :

  • Alvin, il n'y a plus de pain, je file à la boulangerie.

Il gromella un vague acquiescement en allumant le téléviseur sur la chaîne des cartoons. Tant qu'elle ne serait pas là, il ne serait pas obligé de faire ses devoirs. Bon débarras !

Seulement, Odyssée ne prit pas la direction de la boulangerie. Au contraire, ses pas l'entraînèrent vers le cimetière et la bicoque attenante.

Au début, son pas était rapide car elle redoutait que son voisin de chambre décide de la suivre, mais elle fut vite rassuré sur ce point. Le dernier épisode de Ben 10 était sa seule préoccupation, ce qui lui laissait une certaine marge de manoeuvre. C'est alors que se fit jour toute la réalité de ce qu'elle accomplissait : elle allait voir une inconnue se prétendant une sorcière. Son allure ralentit. Elle stoppa même, fit demi-tour. Si elle faisait assez vite, ses parents n'en sauraient rien et tout rentrerait dans l'ordre. Ses querelles avec Alvin reprendraient comme chien et chat se disputant le même territoire. Elle continuerait de lui donner des bonbons pour avoir quelques moments d'intimité dans leur chambre commune et elle pourrait replonger dans le monde onirique de ses romans favoris.

Mais la dame n'avait pas l'air si méchante. Et si elle leur avait voulu du mal, elle pouvait le faire la veille. Rien ne pouvait l'en empêcher alors. Et puis, elle lui avait dit qu'elle était dotée d'un pouvoir très rare. Au pire, elle aurait perdu un peu de temps et gagné une punition qui promettait d'être mémorable. Elle s'arrêta à nouveau. Derrière elle, la bicoque laissait échapper un feu qui était la promesse d'un chaleur rassurante. Odyssée remarqua alors qu'aucun câble électrique n'alimentait la maisonnée. Comment pouvait-on vivre sans électricité de nos jours ? Derrière les fenêtres, une lueur haletait doucement, reflets d'une bougie dansant la gigue.

Odyssée n'avait jamais vu une maison éclairée aux chandelles. Elle espéra secrètement qu'elle n'était pas fabriquée avec du suif de petites filles trop téméraires.

La curiosité la dévorait et elle reprit le chemin du cimetière.

La première partie

La troisième partie

La quatrième partie

par Dominik Vallet publié dans : Mon Actu communauté : Littérature Jeunesse
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Jeudi 27 décembre 2007
Sarkozy passe des vacances de rêve en Egypte :
Nicolas Sarkozy et Carla Bruni en Egypte
Dominik

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par Dominik Vallet publié dans : L'avis autorisé communauté : Dessins d'actu
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Jeudi 27 décembre 2007
Ca devient désormais un classique à chaque vacances qu'il prend, Nicolas Sarkozy les passe en milliardaire, mais sans jamais dépenser le moindre centime.
Juste après son élection, c'était sur le yacht de 60 mètres de long appartenant de Bolloré à Malte pour prendre du recul sur la fonction présidentielle. Cet été, c'était à Wolfboro invité par les époux Cromback (Tiffany) et Agostinelli (Prada, sans doute en remerciement de la pub pour la marque). Un cadeau à 44 000 euros tout de même ! Cette fois, c'est Bolloré qui remet le couvert en prêtant son Falcon 900 pour que Sarko, Bruni et ses amis puissent se rendre au pays des pharaons. Contrairement à ce qui avait été prétendu, Bolloré est bel et bien client de l'état et ces cadeaux pourraient très bien servir à fluidifier les rapports avec son commanditaire (selon les termes du MEDEF). Ensuite, ils ont logé dans un palace à 1 100 euros la nuit dont la note devrait être réglé sur les deniers du président, mais avec un homme qui triple son salaire et touche jusqu'au 31 décembre celui de ministre de l'intérieur, il faut s'attendre à tout ! Comme il est en visite officielle à partir du 30, l'ensemble pourrait bien être réglé par le contribuable.
Enfin, le flou est savamment entretenu sur le sujet, mais nous finirons sans doute par le savoir. Une information qu'on ne verra pas sur TF1, assurément !
Par contre, la Une semble enfin décidé à parler de la liaison présidentielle avec Carla Bruni. La rumeur parle de demande de mariage avec uneunion programmée en février ou en juin selon les sources. Pour le moment, rien sur la réponse de la Belle, ce qui n'augure pas forcément d'un oui. Pendant qu'on parle d'amour, on ne parle pas d'argent, c'est déjà ça (comme disait Souchon).

Dominik

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par Dominik Vallet publié dans : Humeurs communauté : Libre pensée politique
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Jeudi 27 décembre 2007

J'ai écrit ce texte ces derniers jours. Je vous le livre en quatre parties. J'attends vos avis.

1


Odyssée avait neuf ans et elle aurait été vraiment heureuse de finir l'école en cet après-midi d'automne, s'il n'y avait eu Alvin, son petit frère. Remplissant admirablement le rôle qui lui était dévolu, Alvin faisait tout son possible pour exaspérer son aînée. Cette fois encore, la sérénade à deux voix emplissait la rue du village, immuable répétition d'une musique cent fois entendue.

  • Alvin, où as-tu mis la cape de ma Barbie ?

  • Puisque je te dis que ce n'est pas moi !

Odyssée haussa les sourcils d'un air las.

  • C'est forcément toi car je l'avais posée sur mon château de princesse et elle n'y est plus !

  • De toute façon, tu ne sais pas ce que tu fais, alors...

Alvin accusait deux ans de moins que sa soeur, mais il avait acquis une certaine habitude dans la défense de ses intérêts. Comme les deux enfants n'étaient pas des as du rangement, il était plus que fréquent qu'un objet égaré soit la source d'une dispute.

Odyssée sentait sourdre en elle une irrésistible envie de baffer son cadet, mais elle n'ignorait pas que ce genre de gestes faisait partie des interdits parentaux. Son instinct de conservation réfréna donc cette pulsion.

  • Tu as intérêt à me la retrouver quand nous serons à la maison !

  • Pas le temps, j'ai un dessin animé à regarder.

  • Et puis, il ne la retrouvera pas.

Le troisième larron dans la conversation avait bizarrement une voix de vieille dame. Quand la fillette tourna la tête, elle découvrit effectivement ce qu'on qualifie respectueusement de personne âgée. Autrement dit, une vieille !

Et celle-là était une sorte de prototype de la vieillarde ayant prise toutes les options de rides, de cheveux blancs ébouriffés et de nez crochu orné d'une verrue. La totale en somme. Réflexion faite, c'était peut-être pire qu'une vieille ordinaire qui pique un peu quand on l'embrasse, c'était peut-être carrément une sorcière !

  • Je sais ce que tu penses, Odyssée : je suis vieille, moche et je ressemble à une sorcière.

  • Pas du tout madame, répliqua-t-elle poliment.

  • Mais si Odyssée ! On dirait bien une sorcière, mais en vrai ! Dis, ça n'existe pas vraiment les sorcières ?

  • Si ça existe mon petit. Et j'en suis bel et bien une. C'est d'ailleurs pour ça que je peux vous aider à retrouver cette cape, mais aussi tous les objets qui ont disparu de votre chambre ces derniers temps.

Alvin dévisagea longuement la vieille dame, fronça les sourcils en signe d'intense réflexion, se gratta la tête alors qu'il n'avait plus de pous depuis au moins trois semaines et :

  • Je crois bien qu'elle ne ment pas et ça me fait un peu peur.

  • Vous êtes vraiment une sorcière ? Ca n'existe pas une sorcière !

  • Mais si petite, mais ce n'est pas ce qu'on croit. Je ne vole pas sur un balai et mon grand chaudron n'est qu'une petite casserole pour préparer quelques potions apaisantes. Par contre, j'ai le pouvoir de voir le monde magique.

  • C'est quoi ça, le monde magqiue ?

  • Tais-toi Alvin ! Alors, c'est quoi le monde magique ?

L'ancêtre esquissa un sourire qui dévoila ses dents déchaussées. Ce qui se voulait rassurant avait plutôt un côté inquiétant.

  • C'est un ensemble de créatures qui nous cotoient, mais que personne n'est capable de voir, sauf les sorcières, bien entendu. Je pense que tu peux les voir toi aussi.

  • Mais, je ne suis pas une sorcière !

  • Si, mais tu ne le sais pas encore.

  • Impossible, je ne suis pas vieille, moche et ridée.

  • Sois patiente et tu verras que ça vient plus vite que tu ne crois.

  • Tout cela ne nous dit pas comment je vais récupérer la cape de ma poupée.

  • Elle est chez moi. C'est Aéria qui l'a prise.

  • Aéria ? Qui c'est ça encore ?

  • C'est une créature magique que tu ne pourras pas voir Alvin, car tu n'en as pas le pouvoir.

Le gamin croisa les bras et fit une moue un peu trop forcée pour être complètement sincère.

  • Comme toujours, il n'y en a que pour Odyssée ! Y en a marre d'être le petit frère !

  • Désolé, mais ça n'a rien à voir. Ce genre de talent est très rare et ta soeur en dispose, mais pas toi. Si tu veux récupérer ton bien, il faudra venir à la maison car Aéria est très têtue et elle a refusé de m'obéir. Il faut dire qu'elle y tient, car elle se constitue une dot pour son mariage.

  • Elle va se marier ?

  • Non, pas encore, mais elle ne veut pas être prise au dépourvu.

  • A quoi ressemble-t-elle ?

  • A une luciole, mais avec un corps humanoïde. C'est un feu-follet femelle.

  • On ne peut pas y aller Odyssée, tu sais bien que maman ne veut pas qu'on suive les inconnus. En plus, cette inconnue là, elle fout les jetons !

  • Tais-toi imbécile, intima son aînée. Désolé madame, mais Alvin a beau être une andouille de première, il a raison, je ne peux pas vous suivre. Et puis, si ça se trouve, vous êtes une sorte de Cruella venue pour nous enlever et faire des manteaux en peau de petits enfants.

  • C'est une idée à creuser, mais j'aime mieux la fourrure de lapin, c'est plus chaud ! Si jamais tu changes d'avis, ma maison est la dernière en sortant du village, juste à côté du cimetière.

     

La deuxième partie

La troisième partie

La quatrième partie
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