Au départ, était la Constitution Européenne dont l'écriture avait été présidée par notre chantre de l'humilité : Valéry Giscard d'Estaing. Seul petit
hic, la France n'en a pas voulu à 54 %. Comme les Pays Bas nous ont emboîté le pas, la constitution avait du plomb dans l'aile.
Heureusement Nicolas Sarkozy a été élu roi de tous les Français et futur consul de l'Europe. Il est arrivé sur ses talonnettes pour nous sauver du marasme continental. On allait voir ce qu'on
allait voir... et on a vu.
Si Sarko joue encore du menton en se présentant comme le sauveur, les spécialistes et Angela Merkel sont moins satisfaits. Pour réussir à passer le traité, déjà simplifié, s'est vu amputer de son
ministre des affaires étrangères, de sa charte des droits fondamentaux et son application est repoussée aux calendes grècques. Et encore, rien n'est fait car tout cela doit être ratifié dans les 27
pays.
Bien sûr, c'est mieux que rien et je peux donner l'impression de faire la fine bouche, mais on est bien loin des ambitions affichées au départ.
Quoi qu'il en soit, rassurez-vous, chez nous ce qu'il reste du Traité ne sera pas soumis à la vindicte populaire. Le parlement sera chargé de le ratifier en bonne et due forme à notre place de
façon la plus démocratique qui soit. Certains appellent ça la démocratie représentative, d'autres la confiscation du pouvoir par les élites. Au moins, celles- là sont élues.
Après le refus de la constitution, on nous avait juré les grands dieux qu'il n'y avait pas de plan B, mais entre temps, ils nous ont inventé un mini-plan B simplifié !
Allez, dormez bien bonnes gens, la corvée européenne est passée, revenons à nos contingences hexagonales.