Pour financer une partie des cadeaux fiscaux de 15 milliards d'euros faits aux plus aisés, Sarkozy a décidé de vendre 5 % de France Télécom, ce qui devrait
rapporter 5 milliards de la même monnaie. Depuis de nombreuses années, nos dirigeants ont pris la triste habitude de vendre les bijoux de famille pour financer les dépenses courantes. En gestion,
c'est une abberration, mais comme c'est la droite qui le fait, ils sont sensés nous donner des leçons de bonne gestion. Au delà de France Telecom dont la présence au sein du service public ne me
semble pas indispensable, c'est le principe qui me parait discutable. Ensuite, Sarko a prévu de liquider une bonne part d'EDF, contredisant ses propres engagements sur la part du public dans notre
producteur d'électricité national. Une promesse n'engage que celui qui y croit comme disait notre inestimable ami Chirac.
Et puis, l'électricité n'est pas un bien indispensable, c'est bien connu. EDF est une entreprise performante produisant une électricité peu chère, mais comme c'est une entreprise publique, il faut
surtout la liquider, la disperser aux quatre vents. Il sera bien temps ensuite de pleurer sur les coupure de courant et sur les habitants isolés qui n'auront plus les moyens de se raccorder au
secteur. A droite, ils appellent ça le pragmatisme, moi j'appelle ça de la manipulation à des fins bassement idéologiques. Une idéologie libérale, car c'est bel et bien une idéologie, voire un
dogme contrairement à ce que ses chantres tentent de nous faire croire chaque jour dans tous les médias.
Et pendant ce temps-là, le PS continue ses jeux de cour de récréation avec la constitution d'un contre-gouvernement (ou gouvernement fantôme) où chaque ministre réel se voit affublé d'un double
socialiste pour le contredire. Je ne pense pas pouvoir être suspecté de connivence avec l'équipe de Fillon, mais franchement, ils n'ont rien de mieux à faire que ce cabinet fantoche ?
Si le ridicule tuait, le PS perdrait tous ses cadres !
Dominik
par Dominik Vallet
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