Hier a été voté la loi sur la récidive proposée par Rachida Dati, mais en fait écrite par Christian Estrosi en 2004. A l'époque, Raffarin l'avait retoqué avec une
majorité de députés UMP qui n'appréciait pas les peines planchers. Il faut dire que ce dispositif avait été jugé inconstitutionnel. C'est pourquoi on l'a légèrement adapté pour ne pas rendre
complètement obligatoire ces peines planchers. Dans les faits, elles le seront, mais c'est une autre histoire.
Je ne peux m'empêcher de vous transmettre la petite démonstration par l'exemple faite par mon ami David Sicé sur le
forum consacré à Philippe Ebly.
La certitude de la sanction est la garantie de la prévention
Donc, si je donne une baffe à un élève qui a dit un gros mot, je suis certain qu'il n'en dira plus.
Si je trouve un autre prétexte pour lui en coller une (ça me défoule, vous comprenez) je suis certain que cet élève dira moins de gros mots.
Si la baffe que je donne atterrit sur l'élève qui est devant celui qui a dit le gros mot, parce que non content d'être sourd, je suis aussi bigleux, l'élève baffé et le vrai fautif ne diront plus
jamais de gros mots - de leur vie.
Si l'élève ne connait que des gros mots pour s'exprimer (vous comprenez, ses parents l'ont mal éduqué, ses profs précédents n'ont pas réussi à corriger le tir, occupés qu'ils étaient à lui donner
des baffes), c'est clair qu'une baffe de plus un peu plus forte fera qu'il ne dira plus jamais de gros mots.
Surtout si la baffe est vraiment forte, et que ses gentils petits camarades, suivant l'exemple de la plus haute autorité, viennent ensuite s'acharner sur l'élève en question.
Et encore merci à David pour sa pertinence sur ce sujet et sur bien d'autres.
Dominik
par Dominik Vallet
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