Notre ami et néanmoins omni-président Nicolas Sarkozy se rend aujourd'hui en visite chez le grand démocrate Vladimir Poutine. Comme il clame à qui veut
l'entendre que les complaisances vis à vis des dictateurs, c'est terminé. Comme il a autrfois déclaré qu'il préférait serrer la main de Bush que celle de Poutine, on va enfin pouvoir vérifier.
N'oublions pas que sa première grande décision vis à vis d'un dictateur a été de lui vendre une centrale nucléaire (Kadhafi n'est peut-être plus un terroriste, mais c'est toujours un dictateur). On
attend donc que sa détermination s'exprime au-delà des simples discours. Les sujets sont nombreux : il pourrait évoquer la situation de la Tchétchénie que le sympathique Vladimir a mis à mal dans
une guerre effroyable. Il serait aussi intéressant de s'inquiéter de l'enquête sur l'assassinat de la journaliste Anna
Politkovskaïa, opposante au régime, ce qui en faisait une cible pour le Kremlin. Il serait naturel de s'interroger sur le domino institutionnel mis en place par le président russe pour
rester au pouvoir en prenant le poste de premier ministre avec un de ses proches à sa place. Il pourrait s'inquiéter de savoir si Garry Kasparov aurait le droit de se
présenter aux prochaines élections présidentielles afin de faire vivre une esquisse de démocratie.
Autant de sujets quasiment incontournables que notre cher Sarkozy ne manquera pas de soulever pour nous prouver qu'il fait ce qu'il dit après avoir dit ce qu'il allait faire. Pourtant, j'ai bien du
mal à y croire et je suis persuadé qu'on parlera plus du gaz russe ou de l'Iran, voire de la Birmanie. La rupture serait alors... en rupture de stock et on resterait dans la lignée chiraquienne
tant décriée.
Alors, les discours de Sarko, c'est du flan ou non ?