Un bien beau résumé de l'oeuvre de Sartre comme dirait Pierre
Desproges. On vient d'apprendre une des méthodes du syndicat patronal de la métallurgie pour fluidifier les rapports sociaux. Un ancien membre du syndicat vient d'expliquer
comment dans une grève dans une usine, une trentaine de vigiles recrutés pour l'occasion empêchaient les grévistes d'occuper les locaux pour manifester. L'opération a duré trois mois et les
costauds étaient payés au noir par le témoin apportant des valises de billets. Le total ainsi dépensé s'est élevé à 30 millions de francs (4,57 millions d'euros), soit bien plus d'argent que ce que
réclamaient les ouvriers en grève. Quand notre homme l'a fait remarqué à l'UIMM, le syndicat a rétorqué que leur stratégie était de ne jamais céder dans une grève ! (information entendue ce
matin sur Europe 1, radio pas réputée pour être gauchiste avec Elkabach à sa tête et propriété de Lagardère). Voilà pour la nausée.
Belle exemple de fluidification des rapports sociaux, non ?
Sinon, des bruits de plus en plus insistants courent sur des députés UMP ayant de grandes affinités avec l'UIMM et qui proposeraient régulièrement des amendements directement écrits par le
syndicat. On appelle ça du lobbying et il est du dernier goût de trouver ça démocratique. Personnellement, j'appelle ça de la corruption, mais je dois être un vieux ringard un peu naïf. Quand la
question a été posée à François Fillon et à Laurent Wauquiez (deux collaborateurs
de Nicolas Sarkozy au gouvernement), ils n'ont pas démenti et ont seulement espéré que ce n'était pas le cas.
Fillon a tout de même consenti qu'il connaissait quelques députés sensibles aux problématiques de l'UIMM. Un aveu à demi-mots, selon moi, mais la langue de bois a encore de beaux jours
devant elle. C'était le chapitre : Les mains sales.
Pendant ce temps, Laurence Parisot et Frédéric Saint Geours s'écharpent pour des luttes de pouvoir interne au MEDEF en faisant semblant de faire le ménage
sur des pratiques prétenduement ignorées par eux. L'UIMM refusant de lâcher la centaine de délégués qu'elle détient au sein
des organismes paritaires car ces positions sont stratégiques, raison pour laquelle Parisot aimerait y placer ses propres troupes.
Je ne sais pas si l'argent fait le bonheur, mais il fait le pouvoir...