Non, je ne parle pas de son ambition présidentielle le matin quand il se rase...
Je pensais plutôt à quelques unes de ces fanfaronnades promesses. Rappelez-vous Gandrange, il allait sauver l'usine Mittal parce que l'industrie était une chose importante pour la France ! Depuis, il a revu ses ambitions à la baisse
avant d'oublier carrément ce dossier épineux. Les ouvriers de Gandrange devront chercher ailleurs leur improbable salut.
Dois-je vous remettre en mémoire ses promesses sur le pouvoir d'achat ? Il avait proclamé qu'il serait le PRESIDENT DU POUVOIR D'ACHAT ! On a vu ce qu'il en était. Il a commencé
par son propre pouvoir d'achat avec son augmentation de salaire de 172%, mais il n'a pas oublié ses amis fortunés avec le
bouclier fiscal. Pour les citoyens moins bien lotis, Christine Lagarde nous invite à faire jouer la concurrence. Et le pire, c'est qu'elle le dit
sérieusement !
Doit-on aussi parler du cas d'Ingrid Bétancourt que Nicolas Sarkozy a mis en avant en se proposant d'aller la chercher si nécessaire. Des paroles en l'air qui
n'engagent que ceux qui les croient comme le disait Chirac. Plusieurs mois après, la franco-colombienne est
toujours emprisonnée et les perspectives de libération s'éloignent. Notre omni-président prétend qu'il y pense tous les jours. Peut-être, mais alors pas longtemps et ensuite... il oublie...
Vous vous souvenez des pêcheurs de Guilvinec ? Vous avez bien de la chance, parce que Little Nico, après leur avoir promis monts et merveilles dont la fin des quotas de pêche (que son ministre venait juste d'avaliser), s'est empressé de les oublier. L'essentiel étant de fournir de
belles images de sauveurs aux JT de vingt heures et peu importe ce qui arrive ensuite. Jacques Dutronc chantait "J'y pense et puis j'oublie, c'est la vie, c'est la vie". Le titre de la chanson
était "Et moi, et moi, et moi !", un excellent résumé de l'action sarkozyste.