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8 avril 2008 2 08 /04 /avril /2008 08:01
Hier à Paris, c'était le grand spectacle de la flamme Olympique traversant la cité au milieu d'un dispositif policier sans précédent, mais aussi de manifestants pro-Chine et d'autres, plus nombreux, pro-Tibet. Plus discret, avec leurs survêtements bleu-ciel, les policiers chinois ont dirigé la manoeuvre.
Jeux Olympiques de Pékin, Flamme Olympique à Paris, David Douillet, Droits de l'Homme

Comme vous le savez tous (ou presque), ce passage de la flamme olympique à Paris
fut un  véritable fiasco, une débandade indescriptible, une bérézina enflammée, un calvaire pour les Schtroumpfs chinois
accompagnateurs. Je dois dire que le résultat me rend assez heureux. Nous avons montré que la France ne cautionnait pas ce qui se passait en Chine et au Tibet en ce moment. Ceux qui ont crié au scandale car le symbole olympique était bafoué sont des hypocrites car le passage de la flamme n'est rien d'autres qu'une promotion commerciale des Jeux Olympiques à venir et n'ont rien à voir avec l'esprit du même nom. D'ailleurs, quel besoin la flamme a-t-elle de passer à Londres, Paris ou San Francisco pour aller d'Olympie en Grèce à Pékin ? (Ceux qui ont un doute n'auront qu'à vérifier sur une mappemonde). Hier fut donc une journée d'emmerdement maximal pour les autorités chinoises et donc, par opposition, une belle journée pour les Droits de l'Homme.
On regrettera seulement que la police française ait joué les auxiliaires des très démocrates policiers chinois en confisquant, par la force si besoin, tous les drapeaux tibétains. En Chine, posséder un tel drapeau est puni d'un an de prison, mais je pensais naïvement que c'était autorisé chez nous. La police a donc d'abord déplacé les gens qui en possédaient avant de leur arracher, tabassant quelques récalcitrants au passage.
Auxiliaire encore quand la délégation chinoise a décidé de ne pas s'arrêter devant l'hôtel de ville de Paris car, justement, tous les drapeaux tibétains n'avaient pas pu être confisqués. Mascarade enfin quand on a vu le cortège remonter dans le bus pour abréger les souffrances, confisquer la flamme aux athlètes, énervant des grands gaillards comme David Douillet, pourtant peu enclin à protester ou quand ceel-ci s'est éteinte à plusieurs reprises. Les athlètes français ont même dû batailler pour conserver leur badge, pourtant très soft, face à la délégation pékinoise.
A tel point que le CIO réfléchit à la possibilité de supprimer les tribulations de la flamme à travers le monde... pour les prochaines Olympiades !
Finalement, les Schtroumpfs chinois protégeant la flamme ont vécu l'enfer, Gargamel étant planqué derrière chaque drapeau tibétain !

Dominik

Voir le dessin

Tags : Jeux Olympiques de Pékin, Flamme Olympique à Paris, David Douillet, Droits de l'Homme
, Tibet, répression policière, drapeau tibétain, Londre, San francisco, Olympiades, policiers chinois, Chine, démocratie, dictature

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Published by Dominik Vallet - dans Humeurs
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commentaires

mom 10/04/2008 14:35

l'affiche est très bien faite!

flamme olympique 10/04/2008 10:26

Des graphistes font feu sur les symboles olympiques !
Images :
http://farm4.static.flickr.com/3106/2397105733_b69458b9cb_b.jpg


Avec ses jeux olympiques ont débuté une guerre de propagande sur le terrain des symboles que sont les logos, drapeau et torche olympique. Jamais autant de graphistes, de part le monde, n’auront autant concouru de créativité pour dénoncer le régime chinois ou supporter les Jeux Olympiques de Pékin.

La Chine fait les frais de sa propagande tout azimut et subit un retour de flamme sans concession, violent de la part des fers de lance des Droits de l’homme comme Amnesty, Reporter Sans Frontières et une coalition de graphistes qui ont su utiliser à bon escient les médias internet pour provoquer une résonance graphique cacophonique qui entache et salit les symboles des Jeux Olympiques chinois.

Le but étant, à bon chat bon rat, d’éviter que la Chine tire un profit politique de la célébration des Jeux Olympiques en tentant de recentrer l’attention internationale sur les nombreux manquements du régime chinois au respect des droits de l’homme. Mission réussie et sans effusion de sang !

Des protagonistes qui ouvrent le feu sur les symboles olympiques de la Chine ?

En plus des habituels groupes contestataires comme Amnesty ou Reporter Sans Frontières, des particuliers vont appuyer leur combat grâce a une forte présence active sur internet, par le biais de sites internationaux comme MySpace, Facebook, YouTube et surtout sur le portail de photos Flickr; sans compter toute une panoplie de gadgets, de podcasts, blogs et autres formes de média web - véritables armes de persuasion et de subversion rapides, gratuites et redoutables.

Beijing: the shame game Olympics.Le Darfour, la Birmanie, l'environnement, les droits des travailleurs, les droits des animaux, la peine de mort, la presse, la crise économique y compris les inconvénients liés à l'externalisation des entreprises ou le choix de nouvelles compétences professionnelles en Chine (entreprises offshore et nearshore en anglais) sont autant de facteurs, de thèmes fédérateurs qui passionnent les internautes.

Le but de ses activistes est d'éviter que la Chine tire un profit politique de la célébration des Jeux Olympiques en tentant de recentrer l'attention internationale sur les nombreux manquements du régime chinois au respect des droits de l'homme.

Un logo mis à feu et à sang
Avant le 8 août, on s'attendait à voir les symboles des Jeux - en particulier celui de la flamme olympique soumise à une attaque toute azimut.

[Who killed the Spirit of the Olympics ?] Avant que ne démarre le relais de la torche, avant la première levée de boucliers qui a émaillé le passage de la flamme olympique de Londres et de Paris, c'est le logo des Jeux olympiques de Beijing qui a souffert le martyr, à grand renfort de logiciels d'images, d'actes de subversion sans nombre transformant l'emblème officiel des Jeux de Beijing en une mare de sang symbolisant la répression du régime chinois.

Alors que les politiciens, sportifs et membres du CIO critiquent le régime chinois à fleuret moucheté, une armée de graphistes tout feu tout flamme en font voir trente six chandelles au pauvre logo chinois.

La cacophonie des activistes sur le net est si importante qu’il devient difficile en tapant “jeux olympiques de Pékin” sur images.google.fr ou sur Flickr de ne pas tomber sur un logo étriqué, défiguré, criblé de balle ou face à char d’assaut.


Un logo qui partait pourtant d'un bon principe d'espoir
L'emblème officiel des Jeux est appelée Sceau chinois, la danse de Beijing. Il représente dans un sceau rouge la stylisation de l'idéogramme chinois京 ing, de Beijing.

Le site officiel des Jeux stipule que l'emblème figurant un personnage troué est censée signifier l'hospitalité et les espoirs dont est garante la ville de Beijing; hélas au grand désespoir des organisateurs des JO chinois le symbole pourtant très noble n'a pas fait long feu en Europe. Les graphistes n'ont pas attendu pour défaire le logo de Beijing 2008.


Le plus célèbre d'entre eux a réalisé une planche, mettant en scène un condamné sous le feu d'un peloton d'exécution. Le cadavre sert de pochoir sanglant pour imprégner le mur de sa silhouette. Le symbole chinois y a perdu toute sa substance pacifique et d'espoir ! Impossible, dorénavant d'entrevoir ce logo sans se remémorer les signifiants lie a l'exécution, a la mort, au sang et a la violence.

Un autre graphiste français, Sergenry, assimile le logo au tracé à la craie de la scène d’un crime (crime scene chalk en anglais). Le slogan implicitement nous désigne le cadavre de l’Esprit des Jeux Olympiques.

Sur le site de Playfair2008, les graphistes assimilent la mascotte chinoise à la sous traitance surexploitée des ouvrières chinoises. Le mot d'ordre insiste sur le droit des travailleuses : No Medal for the Olympics on Labour Right ("Pas de médaille pour les Jeux Olympiques sans les droits des travailleurs").


World CoalitionToujours sur le thème de la médaille, le groupe World Coalition qui rassemble tous les acteurs engagés pour l’abolition universelle de la peine capitale, associe la médaille d'or au succès édifiant du nombre de peine capital en Chine. Le slogan Some records must be broken ("Certains records ne sont pas à battre; pour l'affiche française").

Mais alors, a-t-on tue l'esprit olympique ?
Tous les acteurs de tous bords cherchent des coupables au crime de lèse majesté commis contre la flamme olympique de Paris. Un tel citera les chinois, un autre les pro-tibétains, un tel autre les activistes des droits de l'homme mais rarement on a pointé du doigt les membres du CIO.

Pour ma part, je pense que les premiers coupables sont les organisateurs du CIO pour ne pas avoir respecté l'article 2 de la charte olympique dont je vous soumets un extrait :
"Le but de l’Olympisme est de mettre le sport au service du développement harmonieux de l’homme en vue de promouvoir une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine." Cette simple phrase aurait du suffire a écarter la candidature de la Chine."

L'esprit des jeux olympiques est mort pour cette année 2008, mais tel un phénix qui a péri sous les flammes, il renaîtra on ne peut mieux en 2012, et vous pouvez en être sûr, les organisateurs ne joueront plus avec le feu olympiques lorsqu'il s'agira de désigner le prochain pays organisateur des JO.

On peut des lors entrevoir dans le geste des activistes des droits de l'homme un geste salutaire et nécessaire pour soigner l'olympisme et par conséquent la démocratie.

Article de Sergenry

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