Vendredi 5 septembre 2008
Je me suis interrogé sur la nécessité de parler du bébé de Rachida Dati, mais voilà qu'elle balance l'info
dans les médias. Et puis, au fonds, je me suis dit que cette naissance à venir était peut-être un fait politique.
En effet, la carrière de Rachida Dati est tout sauf commune. Fille d'un maçon marocain et d'une mère algérienne, née en Bourgogne, donc loin des centres de décision parisiens, rien ne la
prédestinait à cette carrière politique fulgurante. Rien, sauf sans doute une soif extrème de réussir. Après avoir postulé auprès du PS et essuyé un refus, elle se dirige vers la droite et
travaille sous les ordres de Nicolas sarkozy au ministère de l'Intérieur dès 2002. En 2007, elle participe activement à sa campagne présidentielle et le nouveau président décide d'en faire une
icône pour montrer que l'UMP savait mettre au pouvoir des gens issus des minorités ethniques. Excellent coup politique, mais le costume n'était-il pas trop grand pour la demoiselle ?
En tout cas, ses débuts sont difficiles et les conseillers de son cabinet démissionnent en cascade, accréditant le fait qu'elle dispose d'un caractère... difficile et
exigeant. Sur le plan politique, elle est chargée de mener la réforme de la carte judiciaire. Exercice délicat dont elle se tirera sans aucune diplomatie, ni concertation, en véritable bulldozer.
Elle s'est de ce fait taillé des tonnes d'ennemis à gauche comme à droite. Si on ajoute son goût prononcé pour les robes de grands tailleurs, les soirées people et les couvertures des magazines, on
comprendra qu'elle ne fasse pas l'unanimité dans le Landernau politique. Seulement, jusqu'à l'an dernier, elle était la protégée de Cécilia ex-Sarkozy qui la considérait comme sa soeur. La
nouvelle madame Sarkozy (Carla) ne lui prête pas la même attention et, depuis, sa cote a chuté.
Certes, Nicolas Sarkozy ne peut pas l'écarter brutalement sans se dédire et avouer publiquement son échec, mais il ne la convie pas au conseil des ministres fayots (alias le G7). Le
plus souvent, il la fait chaperonner par un ministre plus cheveronné dans les débats.
Rachida Dati ne peut ignorer cette disgrâce. On peut dès lors s'interroger si cette grossesse n'arrange pas tout le monde. Elle permettrait à Sarko d'écarter ce maillon faible sans se dédire et la
nouvelle maman se ménagerait une sortie honorable. Si le père est l'homme dont on parle, elle pourrait même poursuivre sa carrière sur le terrain des affaires, auréolée de son passé de femme de
pouvoir.
Ce n'est pas une affirmation, juste une hypothèse, l'avenir nous éclairera sur le sujet.
Dominik
Tags : Rachida Dati, garde des sceaux, ministre de la justice, PS, UMP, Nicolas Sarkozy, bébé de Rachida Dati, père du bébé, Veolia, Bourgogne,
gouvernement, Cécilia Sarkozy, Carla Bruni-Sarkozy, G7, réforme de la carte judiciaire
Par Dominik Vallet
-
Publié dans : Humeurs
-
2
-
Recommander