Alors que le G20 devant sauver le monde s'est achevé dans la quasi-indifférence, le congrès de Reims du parti socialiste n'en finit pas de faire couler de l'encre.
Avant le congrès, on évoquait celui de Rennes comme la catastrophe ultime, il semble qu'il soit en passe d'être surclassé. Là où l'on devait ENFIN désigner le nouveau premier secrétaire du PS, on
se retrouve avec trois candidats et aucune majorité qui se dégage. A se demander d'ailleurs si Bertrand Delanoë qui s'est retiré faute de pouvoir l'emporter ne sera pas le vainqueur moral d'une
querelle d'ego.
Reste en lice, Ségolène Royal qui a mis sa candidature au micro-onde après l'avoir rangé au frigidaire. Du coup, on se demande si elle ne sent pas le réchauffé ! Martine Aubry qui a failli s'allier
avec Benoît Hamon et qui espère encore récupérer les voix de Delanoë pour coiffer au poteau son ennemie intime. Et le petit Benoît Hamon, surgi de nulle part avec son idée (qui ne me déplait pas)
d'un PS rebâti à gauche. Sauf qu'il n'a quasiment aucune chance face aux deux candidates. A moins que, ultime coup de Jarnac, les militants décident de tout changer.
Le congrès de Rennes qui opposait Jospin le "rebelle" (ne riez pas !) à Fabius le miterrandien fidèle avait finalement accouché de la reconduction de Mauroy par décision présidentielle.
Aujourd'hui, le président n'est plus socialiste et la règle a changé par la grâce de Lionel Jospin qui lui a préféré le vote des militants.
Au final, si jeudi ou vendredi, Ségolène Royal l'emportait, ce serait grâce à une décision de celui qui la déteste cordialement : Jospin ! L'Histoire manie l'ironie jusque dans les méandres de ses
coulisses nauséabondes.
Malheureusement, quoi qu'il advienne, le premier secrétaire du PS n'aura pas une majorité forte et devra composer avec une sorte de cohabitation interne. Voilà qui va faire plaisir à tous ses
adversaires et qui ne fait guère les affaires de gens de gauche qui espèrent une alternance en 2012.
Vous aimez Sarkozy ? Tant pis, il faudra vous y faire !
Tags : congrès du PS à Reims, parti socialiste, Congrès de Rennes, Ségolène Royal, Bertrand Delanoë, Martine Aubry, Benoît Hamon,
François Hollande, Nicolas Sarkozy, Lionel Jospin, Mauroy, Fabius, François Mitterrand, Jarnac, frigidaire, alternance en 2012