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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 09:42
Alors que Nicolas Sarkozy doit se rendre au Mexique très prochainement, le cas de Florence Cassez est revenu sur le devant de la scène. Cette Française de 34 ans est emprisonnée au Mexique depuis 2005 pour complicité de séquestration. Une accusation qu'elle a toujours nié.
En fait, c'est son compagnon qui s'est rendu coupable des faits de séquestration. Ce point semble établi. Florence Cassez vivait avec cet homme dans un endroit où les séquestrations semblent avoir eu lieu, mais elle dit qu'elle en ignorait tout. Lors de son arrestation, la police avait organisé une simulation spectaculaire le lendemain face aux caméras de la télé locale. Une mise en scène sordide qui ne présageait rien de bon sur la justice mexicaine.Tags : Florence Cassez, française de 34 ans condamnée à 96 ans de prison au Mexique, peine réduite à 60 ans en appel, Nicolas Sarkozy, président mexicain Calderon, mutinerie, Ciudad Juarez, rapatriement, droit international, séquestration
En première instance, la jeune femme avait été condamnée à 96 ans de réclusion car des témoins avaient affirmé l'avoir reconnu, ce qui pèse lourd dans l'accusation. En appel, sa peine vient d'être réduite... à 60 ans !!! Un jugement qui s'est lui aussi déroulé dans de drôles de circonstances car le juge n'a pas daigné rencontrer l'accusée !
Florence Cassez place désormais tous ses espoirs dans la visite du président français au Mexique. Selon les accords internationaux, elle pourrait purger sa peine en France, mais il lui faudrait au moins rester 20 ans en prison, ce qui serait beaucoup, du moins, si elle est innocente.
En fait, il faudrait obtenir la grâce de la Française afin de pouvoir réellement la libérer. Si Nicolas Sarkozy l'obtient, je promets d'écrire un papier positif sur lui, de tresses ses louanges sur mon blog en toute bonne foi.
Malheureusement, je crains qu'il ne se contente de la rapatrier comme le droit international lui autorise et qu'il présente ça comme un triomphe personnel. On connait son immodestie devenue légendaire et il est capable de s'ennorgueillir d'un résultat qui serait un drame pour la jeune femme. Carla serait du voyage. Puisse-t-elle être d'un bon secours.
Pendant ce temps, hasard de l'actualité, une mutinerie dans une prison mexicaine de Ciudad Juarez a causé la mort de 20 prisonniers. On devine les conditions de détention du pays...

Dominik


Tags : Florence Cassez, française de 34 ans condamnée à 96 ans de prison au Mexique, peine réduite à 60 ans en appel, Nicolas Sarkozy, président mexicain Calderon, mutinerie, Ciudad Juarez, rapatriement, droit international, séquestration

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Published by Dominik Vallet - dans Humeurs
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Oli 07/03/2009 01:04

Mon nom est Cristina Rios Valladares et j’ai été la victime d’une prise d’otage, au coté de mon époux Raul (libéré quelques heures plus tard pour réussir le sauvetage) et mon fils qui avait 11 ans. Depuis ce jour notre vie a totalement changée. Aujourd’hui nous souffrons d’un exil forcé par la peur et l’insécurité. Ma famille est détruite. Ce que mon fils et moi avons vécu du 19 octobre 2005 au 9 décembre de la même année, est indescriptible. 52 jours de captivité pendant lesquelles je fus victime d’abus sexuel et, les trois d’une torture psychologique. Le 9 décembre nous avons été libérés lors d’une opération de l’Agence Fédérale de Recherche (AFI). Israel Vallarta et Florence Cassez furent accusé de nous avoir pris en otage, puis ils furent arrêtés, cette dernière d’origine française, se présente maintenant comme la victime et non pas comme complice du jugement.
Depuis notre libération ma famille et moi nous vivons à l’étranger. Nous ne pouvons pas revenir à cause de la peur, car le reste de la bande n’a pas été arrêté. Depuis notre refuge, car on ne peut pas appeler maison un lieu où nous avons été forcé de vivre (à cause de l’insécurité), nous avons appris la nouvelle de la peine de 96 ans de prison que Florence Cassez méritait, cette femme dont j’avais écouté la voix à de maintes reprises pendant ma captivité…la même voix d’origine française qui bourdonne encore aujourd’hui dans mes oreilles, la même voix que mon fils reconnaît comme celle de ma femme qui lui pris du sang pour l’envoyer à mon époux, avec une oreille qui lui ferait penser qu’elle appartenait à son fils.
Maintenant j’apprends que Florence réclame justice et clame son innocence. Et moi j’entends dans ses cries la voix de la femme qui, jalouse et furieuse, cria sur Israel Vallarta, son petit ami et chef de la bande, que s’il recommençait à s’approcher de moi (elle entra par surprise dans la pièce et elle le vit m’embrasser) elle se vengera sur moi. Florence raconte « le calvaire » de la prison, mais elle voit sa famille dans le pénitencier, elle fait des appels téléphoniques, elle réalise des interviews pour la presse et elle ne craint pas chaque seconde pour sa vie. Je ne détaillerai pas ce qu’est un véritable enfer, c’est-à-dire, une prise d’otage.
Ni ma famille ni moi n’avons d’envie, ni de force pour faire une campagne médiatique, diplomatique et politique (comme celle que sa famille est en train de réaliser) pour permettre au gouvernement français, à la presse nationale et internationale d’écouter l’autre version, c’est-à-dire, celle de la parole des victimes de la bande à laquelle appartenait Mademoiselle Cassez. Florence qui est une preneuse d’otage et non pas seulement la petite amie d’un preneur d’otage (avec lequel elle vivait dans un ranch au moment de la captivité de mon fils et moi), l’idée qu’elle puisse apparaître comme une victime et qu’elle lutte pour qu’on modifie sa condamnation. Si elle y arrive ou non, ce n’est pas à nous d’en juger, bien que cela continue à nous blesser.
Cette lettre est uniquement pour nous soulager. L’affaire est aux mains de la justice mexicaine. Nous n’interviendront plus publiquement, nous ne donnerons plus d’interviews à la presse (notre indignation nous à pousser à en concéder quelques une), nous utilisons et utiliserons toute notre énergie pour protéger l’intégrité de notre famille et dans le but de nous guérir du mal qu’ils nous ont fait. La nouvelle effervescence que ravive l’appel de la condamnation et le remous médiatique qu’il provoque nous met de nouveau en danger.
Merci pour votre attention.
Cristina Rios Valladares

fred de roux 05/03/2009 21:48

Je me souviens de cette affaire qui refait surface. Sordide, c'est bien le mot le mieux adapté. Je ne pense pas que sa majesté aura la bonté de s'intéresser à cette femme sauf si elle sert sa notoriété. Il aime tellement s'avancer comme le héros du royaume... Tout ce qui satisfait son ego, son image de marque lui plaît. Et il a tellement besoin de redorer son blason...

Vallet Dominik 05/03/2009 21:07

Salut Bob !

Et pourquoi mettre en doute une police qui met en scène une arrestation en la rejouant devant les caméras. Et pourquoi ne pas mettre en doute le sérieux d'un jugement quand le juge ne prend même pas la peine de voir la prévenue ?
Oui, pourquoi ? OU Pourquoi pas ?

Bob 05/03/2009 20:36

Pourquoi mettre en doute la justice mexicaine? Pourquoi mettre en doute le témoignage des personnes kidnappées qui ont reconnu cette femme ?

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