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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 15:22
Non, ce n'est pas l'argent débloqué par le gouvernement pour justifier le changement de statut. C'est justement le nombre de personnes ayant décidé de voter NON au référendum organisé sur ce début de privatisation qui ne dit pas son nom.Tags : référendum d'initiative populaire, privatisation de la Poste, changement de statut, Olivier Besancenot, votation, GDF Suez, Nicolas Sarkozy, ministre de l'économie, président de la république, réforme de la constitution, libéralisme, droite, gouvernement, France
Déjà à droite, on grogne que cette votation n'a aucune valeur juridique, ce qui est parfaitement exact, mais c'est justement à cause d'une droite qui n'avalise pas le changement de la Constitution qu'elle a pourtant souhaité et qui permettrait les référendums d'initiative populaire. Si c'était le cas, un vrai référendum aurait pu être organisé et je suis à peu près sûr que le résultat en aurait été un refus de cette privatisation rampante.
Là encore, le gouvernement tente de calmer le jeu en prétendant qu'il ne s'agit pas de ça. Elle parle même de participation garantie de l'Etat dans le futur capital de l'entreprise publique par une loi. Mais ce qu'une loi a fait, une autre peut parfaitement le défaire et on l'a vu très souvent. Sans oublier les promesses mordicus d'un ministre de l'économie appelé Nicolas Sarkozy au sujet de la non-privatisation de GDF. Une privatisation qu'un président nommé Nicolas Sarkzoy a signé des deux mains ! Alors maintenant, ils peuvent dire et promettre tout ce qu'ils veulent, on aura tendance à ne pas les croire. Surtout qu'il s'agit de libéraux dont le but ultime est la privatisation de tous les services publics. Comme cela passe mal dans l'opinion, on habille le concept avec des promesses fallacieuses pour endormir le citoyen naïf.
Mais ne soyons pas naïfs. Il est bien probable que cette "votation" (je n'aime pas ce terme) n'ait aucun résultat concret. Il sera juste l'émanation de la volonté des citoyens. Une démocratie directe qui nous fait tant défaut en France.

Dominik


Tags : référendum d'initiative populaire, privatisation de la Poste, changement de statut, Olivier Besancenot, votation, GDF Suez, Nicolas Sarkozy, ministre de l'économie, président de la république, réforme de la constitution, libéralisme, droite, gouvernement, France

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Published by Dominik Vallet - dans Humeurs
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Fred de Roux 07/10/2009 13:45


Ce vote (la terminologie du Droit est bine votation), on s'en empressé de le réduire à son illégitimité. Ce n'est que l'expression de la peur rampante qui agite le petit monde de la politique. 2
millions, c'est énorme en matière d'opposition. Cela signifie bien, et personne ne s'y trompe, que le peuple ne veut pas qu'on casse tout et qu'il a besoin des services publics. Certaines
municipalités n'ont pas trop bougé ce qui a fait que le nombre de participants est moindre qu'il ne l'aurait été si ces maires avaient bougé leurs fesses en matière d'information des administrés et
mis en place des stands de participation. Bizarrement, je pense à certaines villes dites de gauche qui n'ont pas particulièrement adhéré à ce mouvement populaire qui avait toute "légitimité" à
exister, quand bien même il ne représentait rien légalement. C'était une "consultation" : les français ont parlé, le gouvernement devrait faire attention à ce qu'il prétend faire par la suite.
Personne n'oubliera ce vote d'un genre nouveau.


Grand-Sachem-la-Brocante 06/10/2009 07:16


c'est une belle analyse et je peux confirmer que la privatisation rampante des services publics avance surement. Même au sein de ces services publics une partie du personnel et des cadres se
rendent complices, de gré ou de force. De toute façon la technique est connue on "casse" la qualité du travail et du service si bien qu'au moment ou on "privatise" plus ou moins brusquement, les
personnels et les usagers sont tellement ecoeurés qu'ils laissent faire.....sauf qu'à la Poste ça ne passe pas!


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