Mercredi 23 juillet 2008
Manuel Valls est un socialiste ambitieux. Cela fait de nombreux mois qu'il papillonne autour de Nicolas Sarkozy, lui faisant des déclarations d'amour alambiquées pour ne pas trop froisser son camp et préserver ainsi ses arrières. On a longtemps parlé de lui comme futur entrant dans un gouvernement Sarkozy à l'instar de... Jack Lang !!!
Quelle coïncidence et quelle surprise de le voir co-signer un article dans le journal Le Monde où il dénonce un anti-sarkozysme pavlovien. Jolie formule au demeurant, mais qui plonge plus encore le PS dans des abîmes de divisions internes comme s'il en était besoin. Tags : Manuel Valls, Jacl Lang, Trahison, monolithique et stalinien, PS, UMP, parti godillot, Nicolas Sarkozy, traître, Pavlov, Christophe Caresche, Jean-Marie Le Guen, Gaëtan Gorce,France Inter, Le Monde, Roger Karoutchi, PRG, Bernard Debré, Jacques Brel, ouverture tactique, réforme de la Constitution
Certes, il n'est pas le seul et ses complices sont Christophe Caresche, Jean-Marie Le Guen et Gaëtan Gorce. Retenons ces noms car on saura bientôt si cette manoeuvre sera récompensée par le roi de l'ouverture tactique, à savoir : Nicolas Sarkozy !
Alors, ce matin, Manuel Valls entonnait un discours plus fédérateur, plus consensuel, plus rassembleur devant le micro de France Inter. On entendait le socialiste visant à lutter contre les dissensions internes et les problèmes idéologiques, mais qui avait semé le trouble la veille ? Manuel Valls jouait donc au pompier pyromane avec le plus bel aplomb, ménageant la chèvre UMP et le chou PS afin de pouvoir puiser dans les deux gamelles.
Ce qu'il y a de formidable avec cet article, ce n'est pas qu'il dise des choses erronées, car Valls ne dit pas que des conneries et il a plutôt raison sur le fonds. Non, l'effet miraculeux de cette missive, c'est que ça permet de passer sous silence les manoeuvres encore plus bassement politiciennes de l'UMP avec Roger Karoutchi comme chef d'orchestre. Le même qui traite le PS de monolithique et stalinien, comme si l'UMP était un modèle de démocratie interne et non un parti traditionnellement godillot. Ca permet aussi de ne pas évoquer l'achat en bonne et due forme du vote PRG avec la promesse d'un groupe à l'Assemblée et toutes les retombées financières qui y sont rattachées. Ca permet d'oublier la kyrielles de parlementaires de droite qui vouait une haine tenace à cette réforme et qui l'ont voté quand même, comme Bernard Debré.
Alors oui, Manuel Valls peut endosser le rôle du gentil réformiste droit dans ses botte martyrisé par un appareil monolithique et stalinien, ce ne restera qu'un rôle de composition pour faire avancer sa carrière politique quitte à sabrer son propre parti.
Au premier temps de la valse... chantait Jacques Brel qui pensait à l'Amour, pas aux manoeuvres politiciennes...

Dominik

L'avis autorisé : Manuel Valls



Tags : Manuel Valls, Jacl Lang, Trahison, monolithique et stalinien, PS, UMP, parti godillot, Nicolas Sarkozy, traître, Pavlov, Christophe Caresche, Jean-Marie Le Guen, Gaëtan Gorce,France Inter, Le Monde, Roger Karoutchi, PRG, Bernard Debré, Jacques Brel, ouverture tactique, réforme de la Constitution
par Dominik Vallet publié dans : Humeurs communauté : Libre pensée politique
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Mardi 22 juillet 2008
Je sais bien qu'à peu près tous les médias clament que la réforme est passée à une voix près, mais c'est une erreur qui montre le faible niveau de math de l'ensemble de nos journalistes. En effet, il fallait 538 voix pour que la réforme constitutionnelle passe. Elle en a obtenu 539, mais si on en enlève une (celle de Jack Lang, par exemple), elle passait encore. Il aurait donc fallu lui en enlever deux pour qu'elle ne passe pas. Je sais bien que c'est plus ronflant d'annoncer que ça s'est joué à une seule voix, mais c'est tout bêtement faux ! Tags : réforme constitutionnelle, congrès à Versailles,majorité à une voix, Jack Lang, François Mitterrand, Pierre Desproges, Bernard Accoyer, Bernard Debré, Jean-Louis Debré, Michel Debré, Roger Karoutchi, Nicolas Sarkozy, Constitution Ve république, godillot, Assemblée nationale, Sénat, parlementaires.
Ceci dit, deux voix, c'est tout de même un écart minuscule et Jack Lang doit avoir du mal en se regardant dans la glace à y voir un socialiste. Comme disait Pierre Desproges "Que choisir : la gauche ou Mitterrand ?". Si on remplace Mitterrand par Lang, l'axiome reste vrai tout en étant plus actuel. D'un autre côté, il est probable qu'il obtienne la JUSTE rétribution à sa traîtrise. Il l'attend depuis si longtemps tout en clamant qu'il est un ardent opposant ! Il faut dire qu'il a souvent fait dans l'humour (involontaire ?) l'ex-ministre de la Culture. C'est lui qui était indéfectiblement attaché à sa bonne ville de Blois avant de postuler (sans succès) à la mairie de Paris pour finalement atterir à Boulogne sur mer.
Il a fallu aussi la voix de Bernard Accoyer, président de l'Assemblée Nationale et qui, à ce titre, n'aurait pas dû voter pour faire pencher la balance du côté de la monocratie. Désormais, tous les pouvoirs sont dans les mains de président et de sa majorité godillot. Les quelques pouvoirs supplémentaires consentis aux parlementaires étant destinés à ceux qui ont la majorité, on a vu dans quelle mesure les élus de cette majorité hostile au texte se sont assis sur leurs convictions pour le faire passer coûte que coûte. Je pense notamment à Bernard Debré, fils du père de la Constitution qui a bradé celle-ci au nom... de ses intérêts politiques. Lui aussi cueillera prochainement les fruits de son reniement.
Tout cela aura eu le mérite de faire sortir des larmes de Roger Karoutchi, preuve s'il en était besoin que même les vieux crocodiles peuvent encore pleurer !
L'avenir nous dira maintenant ce qu'il adviendra de ces modifications de la Constitution. Espérons que la pratique politique ne les rendront pas trop absurdes, mais en la matière, rien n'est moins certain !

Dominik

L'avis autorisé : Jack Lang vote la réforme



Tags : réforme constitutionnelle, congrès à Versailles,majorité à une voix, Jack Lang, François Mitterrand, Pierre Desproges, Bernard Accoyer, Bernard Debré, Jean-Louis Debré, Michel Debré, Roger Karoutchi, Nicolas Sarkozy, Constitution Ve république, godillot, Assemblée nationale, Sénat, parlementaires.
par Dominik Vallet publié dans : Humeurs communauté : Libre pensée politique
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Lundi 21 juillet 2008
Aujourd'hui à 15h30 aura lieu le vote (solennel, forcément solennel) du Congrès à Versailles. Il s'agira d'entériner ou non la réforme des institutions. Habituellement, c'est une formalité car la majorité vote comme un seul homme le choix du gouvernement et la réforme passe comme une lettre à la poste.Tags : Réforme de la Constitution, Congrès à Versailles, Ve république, Roger Karoutchi, Nicolas Sarkozy, UMP, Carla Bruni-Sarkozy nue à Marrakech, PS, politburo, Stalinien, chantage, députés, sénateurs, Corse, Constitution Européenne, Irlande, Traité de Lisbonne
Seulement, cette fois, des dissensions à droite font que le résultat est indécis et ne devrait se jouer qu'à quelques voix. C'est pourquoi l'aimable Roger Karoutchi a fait chauffer son téléphone pour convaincre à gauche comme à droite de voter le texte. Le secrétaire d'état chargé des relations avec le parlement n'est pas du genre à faire dans la nuance. Il a donc accusé le PS de chantage, de stalinisme et de méthode digne du politburo (rien que ça !!!) pour empêcher les socialistes de voter oui. Nonobstant, il oublie de parler de ses propres méthodes où chaque parlementaire de droite a été menacé de ne plus être investi aux prochaines élections, ou de voir un candidat dissident face à lui ou encore de voir un découpage (charcutage) de sa circonscription pour le faire perdre ou de perdre sa caserne. Les plus chanceux se sont vus proposés un poste ministériel ou une quelconque mission bidon, mais rémunératrice. On le voit, le chantage et les méthodes staliniennes ne sont pas forcément à gauche dans cette affaire, mais Karoutchi fait rarement dans la nuance.
Comme un échec de la réforme serait un échec personnel de Sarkozy, le petit Nicolas a fait aussi chauffer son téléphoner depuis Marrakech, l'endroit qu'il affectionne pour y amener ses conquêtes du moment. L'année dernière, il y était avec une journaliste audiovisuelle très connue à qui il promettait déjà le mariage ! Entre deux papouilles à Carla, un coup de bigophone à un député
Il faut dire Sarko n'est pas en réussite avec les réformes institutionnelles. Il a perdu celle de la Constitution Européenne en 2005, puis celle de la Corse. Dans les deux cas, le peuple lui a donné tort via un référendum. Ne nous étonnons pas s'il préfère passer par le congrès. C'est moins démocratique, mais aussi moins risqué. Sauf que... il est quand même capable de perdre cette bataille.
Ne doutons pas que Karoutchi et ses sbires auront tout mis en oeuvre pour gagner par delà les convictions de ses ouailles. On a déjà entendu plusieurs contestataires entamer un discours circonstancié sur les raisons qui vont les pousser à voter oui alors qu'ils pensent non. Qui a parlé de politburo ?
Pendant ce temps, Nicolas Sarkozy va expliquer aux Irlandais pourquoi ils doivent revoter pour dire oui sinon son statut usurpé de sauveur de l'Europe va en prendre un coup. Bon courage !

Dominik


L'avis autorisé : Réforme de la Constitution


Tags : Réforme de la Constitution, Congrès à Versailles, Ve république, Roger Karoutchi, Nicolas Sarkozy, UMP, Carla Bruni-Sarkozy nue à Marrakech, PS, politburo, Stalinien, chantage, députés, sénateurs, Corse, Constitution Européenne, Irlande, Traité de Lisbonne
par Dominik Vallet publié dans : Humeurs communauté : Libre pensée politique
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Vendredi 18 juillet 2008
Au départ du Tour de France 2008, je m'interrogeais sur ce qu'on nous présentait comme le énième Tour du Renouveau.  Les évènements n'ont pas mis longtemps à me donner raison.
Dès la première étape, Manuel Beltran était pris par la patrouille pour consommation d'EPO. Tout le monde a clamé que c'était un coureur de 37 ans fonctionnant  à l'ancienne avec les vieilles habitudes. J'avoue que j'étais un brin sceptique. Mon mauvais esprit, sans doute.Tags : Tour de France, dopage, Richard Virenque, Affaire Festina, Saunier-Duval, EPO, Manuel Beltran Moises Duenas, Ricardo Ricco, Le Cobra, Marco Pantani, Piepoli, Christian Prudhomme, Hein Verbruggen, UCI, Pro-Tour, Grande Boucle, Alexandre Vinokourov
Las, deux jours après, c'était au tour de Moïses Duenas de tomber. Cette fois l'alerte était plus sérieuse car le gaillard n'avait que 27 ans et il était dans les dix premiers du classement général bien que son nom nous soit globalement inconnu. Comme il faut un peu de temps pour les contrôles, il s'agissait de la quatrième étape alors que nous courions la dixième. Dès le lendemain, le coup de tonnerre retentissait sur la plus grande épreuve cycliste : Riccardo Ricco, surnommé Le Cobra était lui aussi déclaré positif à l'EPO ! Pas la vieille mouture prise par Beltran, mais la toute nouvelle version en principe indétectable.
Ricardo Ricco aux déclarations tapageuses qui avait gagné deux étapes de montagne avec panache. C'était un nouvel héros de l'épreuve qui tombait ! Pire, la dernière arrivée au sommet à Hautacam avait été remportée par deux de ses coéquipiers dont Piepoli son compagnon de chambre. Comble de l'ironie, Ricco avait annoncé la victoire de son ami le matin aux journalistes. De là à soupçonner l'ensemble de l'équipe Saunier-Duval, il n'y a qu'un pas que semble avoir franchie Christian Prudhomme, le directeur du Tour en sous-entendant qu'il ne croyait pas trop à l'innocence de cette formation et qu'il se félicitait donc de son retrait.
Alors, que faut-il en conclure ? Que les tricheurs sont toujours là ou se féliciter qu'ils soient enfin pris par les contrôles ?
Sans doute les deux, mais permettez-moi de douter que TOUS LES TRICHEURS aient été pris. Les dix jours de course restant vont sans doute nous en apprendre davantage.
On se félicitera tout de même de la réelle volonté des organisateurs de lutter contre le dopage car ils ont quitté le Pro-Tour dirigé par l'UCI et le très accomodant (avec le dopage) Hein Verbruggen pour avoir toute latitude en matière de lutte contre ce fléau. Sans cela, on peut être sûr que Ricco serait passé entre les mailles du filet car la dernière mouture d'EPO n'est pas détectable avec les procédures validées par l'UCI. Un organisme qui a souvent freiné pour valider les nouveaux contrôles, permettant ainsi aux tricheurs de conserver une certaine avance en matière de pharmacopée.
En attendant, on ne parle jamais autant du Tour de France que lorsqu'il y a des affaires de dopage. La preuve, on en a complètement zappé le vainqueur de l'étape d'hier.
Sinon, j'ai beaucoup ri en entendant Richard Virenque donner des leçons d'éthique aux tricheurs d'aujourd'hui. Il ne manquait plus que les commentaire de Vinokourov et c'était parfait !

Dominik

L'avis autorisé : Riccardo Ricco dopé !



Tags : Tour de France, dopage, Richard Virenque, Affaire Festina, Saunier-Duval, EPO, Manuel Beltran Moises Duenas, Ricardo Ricco, Le Cobra, Marco Pantani, Piepoli, Christian Prudhomme, Hein Verbruggen, UCI, Pro-Tour, Grande Boucle, Alexandre Vinokourov
par Dominik Vallet publié dans : Humeurs communauté : Libre pensée politique
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