Dominik Vallet chronique des livres et des BD, montre des planches originales, des dessins humoristiques et parle un peu de sa production personnelle...
Trente cinquième aventure de Langelot.
Langelot se fait embauché sur le pétrolier Oleo III en partance pour le Danemark à partir de l'Espagne. Comme l'Oleo I et l'Oleo II ont récemment été victimes de sabotages, le SNIF redoute une nouvelle marée noire sur les côtés françaises. Seulement, le jeune agent se fait assomer et il est secouru par Maria Carolina Alfuentes de Villafranca y Alrededor, la jeune et riche armatrice. C'est son dernier pétrolier et quand Langelot lui décrit la vie à bord, elle décide d'aller vérifier elle-même en se faisant embaucher comme mousse. Sur le bateau, rien ne va, le capitaine Robarra boit plus que de raison, le cuistot Pepe Volopié est d'une rare maladresse, l'équipage en majorité Philippin ne parle par la langue de Cervantès et Miguel Ramirez est l'invité surprise de la traversée. Il se présente comme un journaliste, mais semble bien plus que ça sans oublier le peu aimable Calaguer qui voulait se faire embaucher à la place de Langelot. Malgré tout, ce dernier doit empêcher une nouvelle marée noire...
Vladimir Volkoff nous ramène en Espagne, mais c'est surtout dans l'univers clos des super-tankers que tout se passe. Il décrit très bien pourquoi et comment les pétroliers naviguent sous pavillon de complaisance avec des équipages au rabais par souci d'économie. Il faut dire que l'époque était propice : en 1978 (soit, trois avant la parution du roman), l'Amoco Cadiz provoquait la plus grande marée noire sur les côtes françaises. Au final, un roman intéressant car Volkoff est toujours à l'aise avec les huis-clos.
Dominik
Langelot chez le Présidentissime