Le journal Auto-Plus, généralement bien informé, a divulgué le fait que le gouvernement plancherait sur l'abaissement du taux maximum d'alcoolémie de 0,5 g à 0,2 g. Bussereau a aussitôt démenti, tout en avouant qu'une commission étudiait la question. Donc, le gouvernement paierait des gens pour pondre des rapports sur la question tout en refusant l'éventualité de suivre leurs conclusions. Etonnant, non ? Surtout qu'en général, les experts en question ne se préoccupe pas trop de la hausse du SMIC, car leurs émoluements en sont très loin.
Maintenant, étudions la pertinence de cette éventuelle décision que le gouvernement ne prendra pas, mais sait-on jamais. En Europe, la plupart des pays sont à une limite de 0,5 g, y compris tous nos voisins. Certains pays sont à 0,2 g (Europe de l'est surtout) et d'autres carrément à 0 g. Loin de moi l'idée de cautionner l'alcool au volant. A titre personnel, j'en bois peu donc je ne prêche nullement pour ma paroisse. Pourtant, je ne peux m'empêcher de penser qu'une telle mesure serait une manne financière pour un gouvernement en mal d'argent. Et puis, mon expérience personnelle m'a confronté une seule fois à l'éthylotest. Ce jour-là, je n'avais pas bu une goutte d'alcool depuis au moins trois semaines, mais le test avait indiqué une alcoolémie de 0,5 g. A l'époque, la limite était à 0,8 g, donc je n'ai pas eu de souci, mais imaginons que cela soit à 0,2. Je me trouvais au poste avec prise de sang et des pandores qui me considèrent comme un dangereux chauffard. Je ne parle même pas de l'échantillon ADN que l'on doit fournir dans ce cas (on se demande bien pourquoi).
Je sais bien que notre bien-aimé président ne boit pas d'alcool. Il n'en a pas besoin car il s'ennivre avec son pouvoir (on l'a vu à Bruxelles dernièrement).
Dominik