Chaque matin voit passer son flot de nouvelles mesures, de réformes en tout genres comme autant de stigmates de l'action sarkozyenne. L'action étant posé comme le but ultime, la quête du Graal cathodique : bouger, toujours bouger à en donner le tournis !
Pour cela, il faut beaucoup promettre et, au minimum, faire semblant d'avoir fait quelque chose.
C'est donc ce à quoi s'attelle méthodiquement Sarkozy depuis son élection. Il a ainsi fait voter la loi sur le service minimum, mais les gens de droite ont la vague impression qu'on leur a refilé une camelot frelatée car le service minimum n'est pas ce qu'ils ont vraiment obtenu. Rien n'oblige en effet les grévistes à travailler ce jour là. On se contente de faire pression sur eux pour qu'ils ne fassent pas grève, mais s'ils résistent, le service minimum vole en éclats.
Ce dossier est symptômatique de la méthode Sarko. On promet sur des sujets démagogiques et symboliques de faire ce qui n'a jamais été fait. On prépare une loi à minima, mais avec un titre ronflant et on crie victoire très fort ensuite pour faire croire à la réalité de la supercherie.
Pas que je me plaigne sur le cas du service minimum car le droit de grève n'a été qu'égratigné et non franchement attaqué, mais l'omniprésident est surtout le ministre de la parole.
Sur la suppression des postes dans le service public, il a agi de même en promettant des montagnes pour finalement en faire beaucoup moins. Cela reste une charge libérale, mais moins toxique qu'annoncée.
Un peu comme les roquets qui aboient très forts pour faire croire qu'ils sont féroces. L'important est dans la communication avec Sarkozy, l'action n'étant qu'un paravent, un cache-misère.
Au vu de la direction annoncée, je ne peux que m'en réjouir car on va faire moins de dégats.
Dominik