L'affaire des infirmières bulgares commence à prendre une tournure inattendue pour Sarkozy. En effet, chaque jour nous dévoile un peu plus les conditions de leurs libérations et l'exaspération commence à monter, y compris dans les rangs de l'UMP.
On a découvert hier qu'un contrat de vente d'armes avait été signé avec la Libye (d'après le fils de Kadhafi). Ce matin, Hervé Morin, ministre de la défense, a déclaré que le contrat n'était pas signé, mais que ça allait se faire. Il a aussi mis en avant le fait que ce contrat était négocié depuis des mois et que sa conclusion n'avait rien à voir avec les infirmières bulgares.
On est donc prié de croire qu'un contrat rudement négocié trouverait sa conclusion par le plus grand des hasards juste au moment où l'on libère des infirmères. Pile ce jour là. Pas de bol quand même, non ?
La veille, l'Assemblée avait interrogé Kouchner, ministre des Affaires étrangères, sur les contreparties offertes à Kadhafi et il avait omis de citer ce contrat d'armement. Par ignorance ? Possible, mais dans ce cas, à quoi sert le ministre. De façon délibérée ? Quid alors de la volonté affichée de transparence dans la politique. A moins qu'on ne se paie de mots comme du temps de Chirac.
Quoi qu'il en soit, de nombreux observateurs goûtent peu l'acocquinage de Sarko avec un ex-terroriste toujours dictateur. L'émission de radio "On refait le monde" sur RTL composée de plusieurs polémistes de tous bords a condamné uninaniment notre président pour s'être fait mené par le bout du nez par Kadhafi à force de vouloir à tout prix finaliser l'opération de libération. Même le journaliste du Figaro et Ted Stanger, écrivain américain très libéral ont fortement désapprouvé.
Saluons enfin l'initiative de "Courrier International" qui vient de sortir un numéro spécial été entièrement SARKO FREE. Même sur le dossier des infirmières, ils ont repris un article d'un journal bulgare expliquant comment la libération avait été une longue entreprise menée par l'Union Européenne. Un numéro à conseiller, donc...
Dominik