En quelques jours, plusieurs figures nous ont quittés d'une façon ou d'une autre.
Le plus anonyme d'entre eux : le doyen des Français a passé l'arme à gauche au profit d'un autre gamin centenaire. Pour mémoire, il s'appelait Aimé Avignon. Il est précédé par une douzaine de femmes plus vieilles que lui car l'espérance de vie de ses dames a de l'avance sur les messieurs.
Sinon, Raymond Barre n'atteindra pas cet âge canonique. Il vient de mourir à 83 ans. Surnommé au siècle dernier : "le meilleur économiste de France", il fut premier ministre de Giscard en instaurant la rigueur. avant de postuler au poste de président de la république en 1988. Un échec car, à l'instar de Balladur, ce n'était pas un homme d'élections, de contact avec le public.
En 1988, je ne voulais pas encore voter, mais si je l'avais fait, j'aurais voté Barre car il me semblait le choix du refus de la démagogie. Et comme, je n'aimais déjà pas Mitterrand et ses circonvolutions spécieuses... Comme disait Pierre Desproges à l'époque : "Qui choisir : la Gauche ou Mitterrand ?".
Depuis, Barre a été lontemps député et maire de Lyon durant six ans avant de proférer des horreurs sur les juifs sur la fin de sa vie. Délire de vieux monsieur proche de la mort ? Révélation de ses pensées profondes. J'ai ma conviction, mais ça ne reste qu'une conviction.
Enfin, je m'en voudrais de passer sous silence le départ peu glorieux de Guy Roux. Non qu'il soit mort, mais il a démissionné de son poste d'entraîneur du RC Lens après 4 défaites et un match nul. Renoncer en si peu de temps m'étonne de sa part car il avait connu les affres des dernières places avec Auxerre lors de sa première saison en D1. Je pensais qu'il ne ferait pas de miracles avec Lens, mais abandonner aussi vite semble être la dernière apparition de trop pour cet homme que je respecte profondément pour ce qu'il a fait avec l'équipe de ma région où il a officié durant plus de 40 ans.
Guy Roux n'est pas mort, mais je crains qu'on ne le revoit plus jamais sur un terrain de football. Mais avec ce diable d'homme, tout est possible.
Dominik