Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Dominik Vallet chronique des livres et des BD, montre des planches originales, des dessins humoristiques et parle un peu de sa production personnelle...

Publicité

Suez-GDF : un mariage qui sent le gaz

Ca y est, c'est fait !
Suez et GDF ont officiellement fusionné, privatisant du même coup l'entreprise publique gazière. Le Figaro s'en réjouit, mais qui s'en étonne ? ;o))
Tout le monde nous dit que cette fusion est formidable et qu'il faut s'en féliciter, mais comme mes tendances panurgiques sont au plus bas, essayons de prendre un peu de recul.
Tout d'abord, rappelons que TOUTES les fusions aboutissent à  des restructurations et donc des licenciements. C'est OBLIGATOIRE ! Donc, il faudrait se réjouir de voir des gens au chômage. J'avoue que j'hésite un peu.
Ensuite, on nous dit que Suez-GDF sera le troisième ou quatrième fournisseur d'énergie dans le monde et qu'avec EDF, la France dispose de deux des quatre principales entreprises du secteur. Très bien : au concours de la "plus grosse", on est un peu plus fort et ça apporte quoi concrètement ? Les actionnaires sont contents ? Mais ça, on connait la chanson, ça ne dure que le temps d'une séance de bourse et demain, il leur faudra autre chose.
Par contre, on est à peu près sûr que la privatisation aura un impact négatif sur les services rendus au public. En plus clair, on paiera plus cher pour moins de services et ça, c'est du concret pour tous les clients. Pour le gouvernement, c'est aussi un instrument de gestion qui disparait car demain si l'ensemble décide de mener une politique contraire aux intérêt du pays, ce sera une entreprise privée et le gouvernement ne pourra rien faire. Il est vrai que l'énergie n'est pas un domaine très important pour la politique d'un pays, c'est bien connu.
Enfin, je note que cette fusion dont plus personne ne parlait est revenu sur le tapis et s'est conclue à une vitesse supersonique. Tout ça parce que les dirigeants de Suez s'impatientaient. Combien pariez-vous qu'ils touchent une prime sur l'opération ? Nicolas Sarkozy a donc arrangé leurs petites affaires. Business is business n'est-il pas ? Et peu importe que cela contrarie les désirs de l'ancien ministre de l'intérieur qui en 2006 s'était violemment prononcé contre cette fusion. Vous vous rappelez ? Il s'agissait d'un certain Sarkozy. Plus grave, cela va à l'encontre de la promesse solenelle du ministre des finances de ne pas descendre sous les 70 %. Une promesse solennelle de Nicolas Sarkozy ministre des finances n'engageant pas le président de la république Sarkozy Nicolas, c'est tout naturel.
J'espère (sans trop y croire) que les gens sauront à quoi s'en tenir lors de la prochaine promesse solennelle de l'omni-président.
Et tout ça pour sauver une entreprise privée d'une OPA.
Et sinon vous, ça gaze ?

Dominik
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article