Hier, notre omniprésident s'est exprimé et la foule ébahie fut émerveillée devant tant d'audace et de sagesse réunie. Que notre pays fut mal inspiré de n'avoir pas placé plus tôt un tel homme sur le devant de la scène !
Hier donc, Sarkozy a déclamé son nouveau contrat social qui ne doit rien à Rousseau. Comme on s'y attendait, il a mis en branle le chantier de réforme des régimes spéciaux. Et comme promis, il a ouvert les négociations à ce sujet. Mais Speedy Sarko est pressé (pléonasme ?) et il n'a donc octroyé que 2 semaines pour tomber d'accord sur ce sujet.
Sur le fonds d'ailleurs, il n'a pas annoncé la fin des régimes spéciaux, mais leur alignement sur les régimes de la fonction publique (ce qui n'est pas le régime général annoncé de prime abord).
Moins attendu, il a aussi lancé la fusion UNEDIC-ANPE et là aussi, il a donné une date butoir dans 15 jours.
Avec Sarko, on négocie, mais il faut faire fissa et on nous met le couteau sous la gorge pour aboutir au résultat voulu. Certes, il ne passe pas complètement en force, mais ça y ressemble tout de même.
Il a rappelé aussi que les négociations sur la simplification du contrat de travail devaient aboutir avant la fin de l'année sous peine d'appliquer une règle mise en musique par le MEDEF. Autrement dit, les syndicats doivent négocier avec le MEDEF, mais si ça n'aboutit pas, on appliquera le choix du MEDEF tout en accusant les syndicats d'avoir refusé le dialogue. J'appelle ça un marché de dupes, mais il semblerait que la fusion UMP-MEDEF soit déjà plus qu'aboutie !
Sinon, il a aussi parlé que le régime général des retraites serait lui aussi réformé et, plus inquiétant encore, que les problèmes de dépendance ne seraient plus du ressort de la sécurité sociale, mais des assurances privées. La privatisation de la sécu est lancée sur les rails du TGV Sarko.
Dominik