Depuis quelques années, les gouvernements successifs ont fait de gros efforts pour réduire le nombre de morts sur la route, n'hésitant pas à fustiger les automobilistes et à les taxer de délinquants de la route. Les autorités ont alors mis en place le système de permis à points, puis les radars automatiques qui ont permis de faire baisser significativement les victimes du bitume. Tout pourrait donc sembler être parfait si l'on exceptait le nombre croissant de gens circulant sans permis suite à cette traque incessante de l'automobiliste fautif.
Oui, tout semble parfait, sauf que le magazine Auto-Plus, a effectué un nouveau test pour vérifier que ceux qui ont édicté ces lois répressives les respectent bien. Vous me direz, ce n'est pas la première fois et ce ne sera pas la dernière. Au point que l'on peut presque qualifier ce genre d'article de marronnier. Ce n'est pas faux, mais les autres automobilistes ne sont-ils pas contrôlés aussi tous les jours et avec des conséquences bien plus graves ?
Alors, le résultat n'est pas surprenant, le président et les ministres sont toujours aussi peu respectueux du code de la route, les excès de vitesse, les feux grillés, les sens interdits pris à contresens, les franchissements de ligne blanche ou les couloirs de bus empruntés, tout y passe allégrement et je vous fais grâce du détail. Nos gouvernants s'exonèrent de toutes les règles qu'ils fixent eux-mêmes. Le fait du Prince ou les privilèges si vous voulez. Et ce sont les mêmes qui mettent en exergue les privilèges des autres pour les combattre. Je me rappelle même de certains ministres qui ont accusé leurs chauffeurs pour se dédouaner. Lamentable, non ?
Alors, l'article d'Auto-Plus ne changera rien et les ministres continueront de se comporter comme des monarques, mais une petite piqûre de rappel, c'est toujours bon pour se souvenir où l'on vit et qui nous gouvernent. Et la prochaine fois que vous perdrez des points pour une ceinture pas attachée ou pour un petit excès de vitesse, vous vous rappelerez qui sont les vrais privilégiés.
Et Sarkozy qui parlait de rupture, chiche ?
Dominik