David Vincent les a vu en cherchant un raccourci que, jamais il ne trouva. J'imagine que nous sommes nombreux à avoir adoré (ou détesté) cette série culte de SF paranoïaque. Souvenez-vous du speech en début d'épisode : "Les envahisseurs : ces êtres étranges venus d'une autre planète. Leur destination : la Terre. Leur but : en faire leur univers. David Vincent les a vus. Pour lui, tout a commencé par une nuit sombre, le long d'une route solitaire de campagne, alors qu'il cherchait un raccourci que jamais il ne trouva. Cela a commencé par une auberge abandonnée et par un homme devenu trop las pour continuer sa route. Cela a commencé par l'atterrissage d'un vaisseau venu d'une autre galaxie. Maintenant, David Vincent sait que les envahisseurs sont là, qu'ils ont pris forme humaine et qu'il lui faut convaincre un monde incrédule que le cauchemar a déjà commencé...".
Il se trouve que j'ai regardé le premier épisode de la série hier en DVD. En effet, après une longue attente, c'est enfin sorti !
Quel plaisir délicieux de se replonger dans cette atmosphère angoissante, ponctuée d'une musique lancinante et d'un Roy Thinnes (alias David Vincent) qui tente de prouver à la face du monde que les Envahisseurs sont là et qu'ils vont conquérir la Terre. Bien sûr, personne ne le croit et les preuves disparaissent comme les corps des extra-terrestres quand ils meurent se désintègrent.
Je me rappelais de la série en noir et blanc car la télé familiale n'avait pas encore découverte autre chose qu'une palette de gris. Hier soir, j'ai donc pû apprécier les écrans sur fonds roses des intermèdes. Si l'ensemble peut paraître un peu daté, l'histoire fonctionne quand même dans un monde de plus en plus parano. En 1967, lors de la création de "The Invaders", c'était la guerre froide et l'ennemi était rouge communiste derrière le rideau de fer. Aujourd'hui, il est terroriste islamique et tout autant fantasmé.
N'étant pas de nature paranoïaque, j'ai tendance à prendre le thème avec beaucoup de recul, mais le plaisir de la madeleine de Proust joue à fond pour une histoire que j'adorais regarder étant môme. On a parfois peur que le regard d'adulte tue la magie de l'enfance, mais ça fonctionne toujours et je sens que je vais regarder la suite avec une certaine délectation.
Et puis, j'ai aussi acheté l'intégrale des Mystères de l'Ouest, la série méga-culte pour la plupart des garçons dans les années 70. Je promets que je vous en parlerai le moment venu afin de partager ce moment de douce nostalgie et peut-être vous donner envie d'y goûter à nouveau...
Dominik