Et Hop ! 28ème voyage de Nicolas Sarkozy en Corse. Et Hop ! 93ème attentat de l'année à Bastia chez le maire Emile Zuccarelli. Et Hop ! Deuxième conseil des ministres décentralisé. Après Strasbourg, c'est Ajaccio qui accueille le barnum médiatique censé démontré la proximité de nos ministres avec les vrais gens.
Résultat : une myriade de jets pour rallier l'île de Beauté, des escadrons de gendarmes pour la sécurité, une interdiction de manifester pour les indépendantistes corses. Des milliers de tonnes de CO2 dépensés une semaine après le Grenelle de l'environnement pour que Sarko fasse son cirque.
Honnêtement, à quoi peut bien servir un conseil des ministres décentralisés ? Ce n'est pas durant un conseil des ministres qu'on est proche de la population. Ce serait même plutôt le symbole de l'éloignement des décideurs car ils sont enfermés dans leur tour d'ivoire.
A moins que ce ne soit pour passer quelques jours de vacances au soleil. Il est vrai qu'avec son tout nouveau salaire de 19 000 euros nets par mois, notre omniprésident favori n'a pas les moyens. Pour ceux qui trouvent ça normal, rappelons qu'en Europe, seule la chancelière allemande est payée (un peu) plus, mais à la différence du président français, elle paie son logement, sa nourriture et toutes ses dépenses courantes. Dans notre beau royaume, ces menus frais sont pris en charge par le budget de l'Elysée (qui a triplé lui aussi). Alors, on nous explique que c'est par souci de transparence car ces dépenses étaient prises en charge par d'autres ministères, mais je doute qu'on ait amputé d'autant le budget des ministères concernés. C'est donc 100 millions d'euros de plus à la charge de l'état alors qu'il est en faillite d'après notre premier ministre (tiens, il est où celui-là ?).
Pas grave, ceux qui osent critiquer le train de vie de l'état sont toujorus taxés de populisme, c'est tellement facile d'éluder ainsi les questions gênantes.
Dominik