Dominik Vallet chronique des livres et des BD, montre des planches originales, des dessins humoristiques et parle un peu de sa production personnelle...
Depuis le sacre de Sarko 1er, on ne cesse d'entendre des infos troublantes sur la garde des Sceaux : Rachida Dati. Tout d'abord, les démissions en cascade dans son cabinet qui montrait un caractère pour le moins trempé, et pas dans le miel. Le premier démissionnaire osa une déclaration perfide "Je suis quelqu'un de disponible vingt heures sur vingt-quatre, mais il semble que ce ne soit pas assez" (attention, cité de mémoire). Ensuite, il y eut l'affaire de son frère délinquant, mais c'est secondaire car on n'est pas responsable des actes de sa famille. Plus embêtant, l'affaire de son CV arrangé avec la mention du MBA d'HEC alors qu'elle n'avait pas le diplôme. Elle a bien sûr démenti vigoureusement, voire plus. Jusque là, rien de répréhensible, chacun a le droit de se défendre. Par contre, quand elle évoque ses origines comme raison des attaques, j'avoue que je tique. Il semble que ce soit son caractère et non ses origines qui ont provoqué les démissions. En quoi ses origines ont-elles joué pour améliorer son CV ??? Attention, je ne nie pas que le racisme existe dans notre pays et que certains s'agace de voir une beurette ministre de la justice, mais cela ne suffit pas à justifier cette quasi-unanimité contre madame Dati et sa méthode. Quand elle sanctionne un juge ayant osé critiquer sa loi sur la récidive, ça n'a rien à voir avec ses origines, mais ça réussit à se mettre toute la profession à dos. Jusque là, j'avais volontairement choisi de ne pas évoquer toutes ses affaires pour lui donner une chance supplémentaire en regard de son milieu social et de ses origines. Seulement, elle a franchi une ligne blanche en menaçant par l'intermédiaire de ses proches dixit Christophe Barbier de l'Express. Le même procédé semble avoir été utilisé à l'encontre du Canard Enchaîné et du Point. Aujourd'hui, elle veut calmer le jeu en répondant sur le blog de Christophe Barbier. Malgré tout, on ne peut plus s'empêcher de douter de ses capacités en tant que ministre. Elle a d'abord été choisi par Sarko en tant que symbole de l'intégration, lui qui est si mal vu par la communauté maghrébine. Il l'a mis sur orbite à un poste important et elle n'a pas (encore) le bagage pour ça. C'était du casse-pipe et le tempérament de feu de la dame n'arrondit pas les angles. Maintenant, Sarko est coincé car il ne peut pas la désavouer sans se prendre les pieds dans le tapis. En plus, elle s'est adonné à la presse people avec Cécilia et s'est affiché ostensiblement en Prada. Or le luxe ostentatoire n'est guère populaire alors madame Dati, apprenez un peu l'humilité et vous serez mieux perçue.