Alors que la tournée de Rachida Dati s'achève sous les huées de toutes les professions judiciaires, on commence à entrevoir la suite des réjouissances.
En plus de la multitude des tribunaux d'instance et de grande instance supprimés, c'est autour des conseils de Prud'hommes d'être dans la collimateur de la garde des Sceaux. 63 seraient dézingués pour une meilleure justice, plus efficace et surtout plus éloignée des justiciables et moins chère pour l'Etat.
Encore une fois, je n'entends pas un journaliste s'étonner du paradoxe de l'augmentation de la population depuis la précédente réforme judiciaire et la suppression massive de structures, le tout présenté comme une amélioration. Sont-ils tous complètement obtus ou ont-ils des consignes pour ne pas faire de vagues ?
En attendant, les médias présentent la grogne contre la réforme comme une bête résistance corporatiste, ce qui est toujours plus aisé à critiquer.
Et, je ne parle même pas de la fulgurance sur les franchises judiciaires. Certes, madame Dati a vite rengainé sa proposition, mais on sent bien que c'est à l'étude et selon la méthode Sarkozy, il remettra ça sur le tapis jusqu'à ce que ça passe comme il l'a fait avec les tests ADN, une idée qu'il trainait depuis qu'il était ministre de l'intérieur.
Dorénavant, les plus démunis devront donc se payer le transport jusqu'à un tribunal toujours plus loin pour une justice toujours plus chère. Il ne fait vraiment pas bon être pauvre en Sarkoland. Par contre, si vous avez de gros revenus, si vous êtes un élu ou mieux, président de la république, l'Etat est généreux avec vous alors, ne soyez pas bêtes, choisissez d'être riches !
Dominik