"Populistes autocrates", joli nom pour désigner des apprentis-dictateur, non ?
En tout cas hier, c'était jour d'élection chez Chavez et chez Poutine. Les deux partagent le fait d'être très populaires et de mener leurs pays respectifs vers la dictature.
Fort heureusement, Chavez a vu son référendum rejeté par une infime majorité, ce qui montre que la dictature n'est pas encore complètement installée. Quand à Poutine, son projet semble plus avancé car il a remporté une large victoire qui risque de lui donner l'envie de rester au pouvoir.
Mais ne nous leurrons pas, si ces deux populistes sont là, c'est parce qu'ils sont soutenus par une majorité de leurs concitoyens. Chavez, le fort en gueule exubérant, ennemi de Bush et ami du gueulard antisémite iranien fait également beaucoup pour les pauvres chez lui. Ca lui vaut une popularité énorme chez les classes populaires.
Poutine, l'éjecteur de Tchéchènes, y compris dans les chiottes (selon ses propres dires) est plus froid et calculateur. Il a toutefois sorti la Russie du bourbier où l'avait fourré Eltsine. Au prix d'une forte restriction des libertés, d'un pouvoir aux mains de ses amis et de quelques procès peu respectueux des droits de l'Homme. Le Russe moyen s'en fout car il vit mieux et c'est ce qui lui importe.
J'ai pourtant du mal à me réjouir de l'existence de tels personnages. Certes, ils font vivre un peu mieux leurs concitoyens, mais au prix d'une démocratie en berne. Le prix n'est-il pas trop élevé ? Tant que ça se passe ailleurs, mon avis compte peu car je mange à ma faim et il est facile de donner des leçons à des peuples bien moins heureux que nous.
Si cela devait se dérouler en France, la donne serait différente. Ne croyons pas que cela soit impossible, Sarkozy a des tendances autocratiques avérées et l'on voit comment il traite ses propres ministres, alors soyons vigilants...
Dominik