Au lendemain du premier jour de visite très controversée de Kadhafi, on nous annonce 10 milliards d'euros de contrats justifiant cet accueil en grande pompe d'un odieux dictateur.
En fait, sur les dix milliards, seuls trois ont bel et bien été signés. Les autres ne sont que de vagues promesses de discussion, mais on notera que les médias relaient ce chiffre avec un bel engouement. Parmi ceux-là, les armes dont le fameux Rafale invendable à ce jour. Et les trois milliards survendus par Sarko étaient en fait déjà signés AVANT la venue du président libyen. A quoi a donc servi toute cette mise en scène, le tapis rouge et les roulements de tambour en son honneur ?
Sarkozy nous a aussi assuré avoir parlé des droits de l'Homme à l'aimable colonel Kadhafi, mais nous sommes priés de le croire sur parole car tout cela s'est fait sans la présence des journalistes. D'ailleurs Kadhafi a assuré qu'il n'en était rien. Je ne dis pas qu'il s'agit d'une vérité gravée dans le marbre, car je ne fais pas confiance à un dictateur, même quand il contrarie Sarko, mais ça jette forcément un trouble.
En tout cas, les droits de l'Homme n'ont certainement pas été le sujet de discussion principal, c'est une quasi-certitude. Alors à combien de milliards d'euros estime-t-on pouvoir vendre notre âme ?
La question se pose légitimement car même à l'UMP, cette visite crée un malaise palpable. Jean-François Copé a décidé de sécher la visite du dictateur à l'assemblée alors qu'il est le président du groupe !
En bref, nous accueillons Kadhafi en grande pompe pour des contrats qui n'existent pas (encore). Avec Chirac au moins, les relations dangereuses rapportaient de l'argent. Heureusement que Sarkozy est pote avec Bush, parce qu'à force de fréquenter des dictateurs, la France serait rangée dans le fameux AXE DU MAL !
Dominik