Dominik Vallet chronique des livres et des BD, montre des planches originales, des dessins humoristiques et parle un peu de sa production personnelle...
Lors de l'élection présidentielle, François Bayrou s'était présenté comme le chevalier blanc de la politique, ni à droite, ni à gauche. Une position difficile à tenir, coincé qu'il était entre le puissant UMP, qui ne tarda pas à dévorer l'essentiel de ses élus, et le PS qui repousse à moitité ses avances d'alliance. Difficile d'exister politiquement quand on a un passé de droite et des électeurs plutôt de gauche. Les municipales étaient donc un premier test pour le MODEM. Paradoxalement, alors que les résultats sont assez médiocres, il se retrouve très courtisé à la veille du second tour. Tout le monde veut ses voix pour faire basculer le résultat en sa faveur, si possible sans faire d'alliance trop encombrante. Si Ségolène Royal est partisane d'une alliance sur le long terme, ce n'est pas l'avis d'une majorité de socialistes qui préfèrent regarder à gauche des alliés plus fiables. Alors, on se retrouve avec des alliances au cas par cas donnant la pire image de politique poiticienne à ce parti qui voulait laver plus blanc que blanc. Déroutant pour un électorat frais donc encore friable et versatile. Marielle de Sarnez en perdition à Paris, François Bayrou en ballotage défavorable à Pau, l'avenir municipal du MODEM semble bien compromis. Au final, peut-être vaut-il mieux pour son président perdre Pau pour ne pas s'engluer dans la gestion du quotidien alors que son objectif n'est que présidentiel. Se prendre les pieds dans le tapis du local quand on aspire aux plus hautes destinées n'est pas forcément engageant pour l'électeur de base. Seule satisfaction, la bérézina de Jean-Marie Cavada dans le XXIIe arrondissement de Paris. Il faut dire que son parachute avait des ratés car il n'arrivait jamais à se rappeler l'arrondissement où il se présentait ! Chapeau bas monsieur l'artiste du retournement de veste.
Beau titre effectivement ;-). Avec sa stratégie des "ni-ni", finalement Bayrou ne fait pas mieux que Besancenot (allusion aux premiers commentaires). Ce dernier, lui aussi, a plusieurs fois refusé des compromis pour s'allier à la gauche. Le MoDem manque un peu de lisibilité je trouve. Car même si ce sont des alliances locales, il y a des alliances un peu "gênantes" : fusion avec la liste de Rama Yade à Colombes, mais fusion avant le premier tour avec la gauche anti-Sarkozy (PS-PCF!...) à Grenoble. Le grand écart est risqué : à quand les discussions avec le FN et Besancenot ?<br />
PS : Dominik, à quand une caraicature sur l'affaire Sarkozy-TF1 ? :-) @bientôt !