Dominik Vallet chronique des livres et des BD, montre des planches originales, des dessins humoristiques et parle un peu de sa production personnelle...
Ca y est ! Nicolas Sarkozy nous a fâché Jean-Claude Juncker, inamovible premier ministre luxembourgeois et président de l'euro-groupe. Tout ça parce qu'il l'a nomément cité parmi les pays devant faire des efforts de transparence dansla lutte des paradis fiscaux. S'engouffrant dans la brèche présidentielle, David Pujadas a pourfendu le pourvoyeur de fiscalité paradisiaque dans le JT de France 2. Juncker s'en est même fâché, expliquant que la France n'était pas exempte de tout reproche en matière de transparence économique. On ne peut que se féliciter de la position de Sarkozy sur le sujet des paradis fiscaux, mais au final, il va se passer quoi ? Je ne suis pas très optimiste car sur les parachutes dorés, il a haussé le ton et la montagne a accouché d'une souris avec un MEDEF qui a pondu une directive éthique non coercitive. Comme Sarko a bien moins de moyens de pressions sur les paradis fiscaux que sur le MEDEF, on se doute que son discours relève plus de la posture démagogique qu'autre chose. Pourfendre ces petits pays pour se donner un blanc seing en matière d'éthique. Et puis, critiquer le Luxembourg ou le Liechtenstein, ce n'est pas très risqué ! On aurait aimé qu'il dise un mot sur Monaco, paradis fiscal de la France par exemple. On aurait apprécié qu'il nous précise ce qu'il voudrait faire exactement. Son discours, c'est un peu comme ses plaintes au tribunal, un coup médiatique sans aucune suite concrète. Néanmoins, si cela pouvait améliorer, même à la marge, ce serait toujours ça de pris, mais ce n'est même pas sûr...
Tags : Nicolas Sarkozy, Jean-Claude Juncker, Luxembourg, premier ministre, paradis fiscaux, David Pujadas, JT de France 2, MEDEF, Laurence Parisot, éthique, démagogie, discours, Liechtenstein, Monaco
Question communication, il s'y connaît. IL ne fait d'ailleurs que ça. <br />
Je me pose la question : ce beau parleur qui donne des leçons à tout le monde, pendant qu'on parle de ce qu'il dit, profite de l'espace ainsi occupé pour faire oublier le reste. Et la crise, ce n'est pas rien, non ?
Quel commentaire ! Et si le chef de l'état ne prononçait certaines phrases que pour donner à penser qu'il est un monsieur propre ? Je franchis le pas : il aime faire parler de lui, parce que pendant ce temps-là, s'il redore son blason en se posant comme le soutien de la veuve et de l'orphelin, il endort la masse au sujet de la crise. Beau tour de passe-passe, non ?
J'ai aussi vu Junker : un moment assez rare en télévision où on voit ce haut responsable péter un cable... se mélangeant les pinceaux en parlant notamment de l'OM !<br />
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On peut applaudir Sarko, sauf que ce n'est que de la communication et que ça ne débouchera sur rien de concret! A voir...