Dominik Vallet chronique des livres et des BD, montre des planches originales, des dessins humoristiques et parle un peu de sa production personnelle...
Eh oui, Patrick McGoohan, le célèbre acteur incarnant le fameux prisonnier de la série TV éponyme a définitivement quitté le Village. C'était en 1967 et la série n'a duré que le temps de 17 épisodes. Et encore, la France n'a-t-elle jamais diffusée sur une "grande" chaine la conclusion bizzaroïde d'un feuilleton hors norme. Tout le monde se rappelle ce slogan inoubliable "Je ne suis pas un numéro, je suis un homme libre !", ces grosses boules blanches rattrapant inoxerablement les évadés de ce petit Village so british ! McGoohan était alors le N°6 et chaque épisode lui voyait opposé un nouveau N°2 tandis qu'il s'interrogeait sur l'identité du N°1. Tout le public a encore en mémoire ce fameux générique où le héros donne sa démission au service secret et rentre chez lui dans sa Lotus Seven et finit pas être gazé avant de se réveiller au Village ! 17 épisodes tournant en boucle sur nos petits écrans qui ont provoqué un véritable choc et reste gravé éternellement dans nos mémoires. Une série qui, 40 ans plus tard, reste de plus en plus d'actualité à l'époque des caméras vidéo omniprésentes où tout un chacun est tracé en permanence. Alors, histoire de se replonger une dernière fois dans cette délicieuse ambiance paranoïaque : – Où suis-je ? (Where am I?) – Au Village. (In the Village.) – Qu'est ce que vous voulez ? (What do you want?) – Des renseignements. (Information.) – Dans quel camp êtes-vous ? (Whose side are you on?) – Vous le saurez en temps utile... Nous voulons des renseignements, des renseignements, des renseignements. (That would be telling. We want Information, Information, Information!) – Vous n'en aurez pas ! (You won't get it.) – De gré ou de force, vous parlerez. (By hook or by crook, we will.) – Qui êtes-vous ? (Who are you?) – Je suis le nouveau Numéro 2. (The new Number 2.) – Qui est le Numéro 1 ? (Who is Number 1?) – Vous êtes le Numéro 6. (You are Number 6.) – JE NE SUIS PAS UN NUMÉRO, JE SUIS UN HOMME LIBRE ! (I AM NOT A NUMBER, I AM A FREE MAN!)
Tags : Mort de Patrick McGoohan, Le Prisonnier, N°6, Numéro 6, série TV, Numéro 2, Numéro 1, Je ne suis pas un numéro, je suis un homme libre ! Le Village, Lotus Seven, agent secret
Desproges ne détestait rien plus qu'un mec de gauche. A part peut être un mec de droite. <br />
Pour tenter de vous mettre d'accord, Kastet et Dom, moi, ce qui m'esclave sévère, c'est que l'on m'impose plein de trucs : je suis assez libertaire (et un peu libertin) pour ne pas avoir besoin d'un Big Brother pour me dire ce que je ne dois pas faire et me menacer d'un index inflexible pour me faire peur et me convaincre de rentrer dans le rang
Ce que tu appelles la bienpensance tente de juguler les excès. Quant au retournement sémantique, je ne suis pas le seul à le dire, mais si tu préfères cracher ta bile sur moi, ne te gêne pas...<br />
Ai-je dit une seule fois que Desproges était de gauche ? J'ai dit qu'il était plus individualiste que de droite dont il éxécrait la bien pensance puritaine et bourgeoise justement.<br />
Quant à la colonisation, c'est justement la droite qui a voulu voter une loi pour mettre en exergue ses BIENFAITS. La combattre ne me semblait pas un excès de bien pensance, juste une volonté de vérité historique.<br />
Enfin, je ne vois pas ce qui t'énerve à ce point. Je t'ai fait quelque chose ou quoi ??? Tu n'es pas obligé de répondre en public, mais une réponse pourrait être utile.
le problème vient des excès (de la boisson...comme de la "bien pensance" : qui au passage n'est pas retouréne sémantiquement comme tu le prétends à tort parce que tu aimerais que la réalité s'adapte à tes désirs-typique- mais est en effet passée de la bourgeoisie chrétienne puritaine, etc. aux bobos qui rêvent d'un monde de bisounours que je te laisse volontiers : de toute façon, si on te demande tu prétends que Desproges que tu idolatres est de gauche en tout cas pas de droite<br />
désolé de te décevoir mais....<br />
pour en revenir aux escès : entre dire que la colonistaion a porté des méfaits (lapalissade) et transformer ce fait historique pour servir une propagande ou une victimasation ou une excuse pérpétuelle à des actes violents par exemple, est un excès de la bien pensance...
Je suis toujours surpris de ce "retournement" sémantique de la bien-pensance. Au départ, il s'agit des valeurs morales de la religion. Aujourd'hui, la droite retourne le propos sur les interdits nouveaux.<br />
Attention, il n'est pas interdit de boire, mais de boire au volant ce qui tue d'autres gens. Est-ce si grave ? Il n'est pas interdit de fumer, mais de fumer en gênant les non-fumeurs car ça dégrade leur santé ? Je ne trouve pas çs si contraignant. Emettre des propos insultants, ce n'est pas nouveau. Les "révisions" de l'Histoire sont simplement des mises au point pour une plus grande vérité. A moins que tu ne considères, par exemple, que la colonisation a apporté les bienfaits de la civilisation à ses hordes d'Africains sauvages. C'est une vision que je ne partage pas.<br />
On peut être individualiste (je le suis d'ailleurs) tout en faisant un minimum attention à ses congénères (alcool, tabac etc.)...
oui, je l'ai lu mais chacun y voit ce qu'il veut : les soixanthuitards y voient la confirmation de mai 68, de l'autre côté, on peut y voir une vision de la société aliénante d'auhourd'hui : interdit de fumer, boire, baiser sans capote, conduire, d'émettre des propos insultants, révision de l'Histoire à l'aune des traumatismes des minorités, etc.: bref, une société de la bien-pensance, libre en apparence mais avec de nouveaux carcans moraux <br />
en résumé, mai 68 a substitué à une société rigide, bourgeoise avec ses interdits puritains une pseudo-société de libertés qui n'en sont pas, où l'individualisme d'un mc gohan ferait tâche!